Journée de la population : Ban plaide pour « l'accès universel à la santé procréative »

Une des affiches choisie par le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) pur la Journée mondiale de la population 2012.

10 juillet 2012 – Dans un message adressé à l'occasion de la Journée mondiale de la population, observée mercredi 11 juillet, le Secrétaire général de l'ONU a estimé qu'investir dans l'accès universel à la santé procréative, « c'est investir dans des sociétés en bonne santé et dans un avenir mieux assuré. »

« Nous pouvons et devons faire mieux. En cette Journée de la population, j'appelle les États Membres à se concerter et à agir rapidement, afin de réduire l'écart qui existe entre la demande et la fourniture de soins de santé procréative. La santé et les droits de la procréation font partie intégrante du développement durable et de la réduction de la pauvreté », a plaidé Ban Ki-moon.

Actuellement, dans les pays en développement, seule une femme sur trois vivant à la campagne reçoit les soins dont elle a besoin durant sa grossesse. Souvent liées à la pauvreté et au manque d'éducation, les grossesses précoces sont toujours courantes dans la plupart des régions du monde. Plus de 200 millions de femmes et d'adolescentes n'ont pas accès aux contraceptifs et les programmes de planification familiale volontaire sont à court de ressources à peu près partout, a rappelé le Secrétaire général, qui a donc recommandé d'investir dans l'accès universel à la santé procréative.

De son côté, le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Dr. Babatunde Osotimehin, a rappelé que chaque jour, environ 800 femmes meurent durant la grossesse ou l'accouchement de complications pourtant facilement évitables. Et, pour chaque femme qui meurt, environ 20 autres souffrent de lésions débilitantes liées à l'accouchement, comme la fistule obstétricale, a-t-il ajouté.

« L'UNFPA réaffirme aujourd'hui son engagement à agir avec tous ses partenaires pour garantir que l'accès universel à la santé sexuelle et procréative, en particulier à la planification familiale volontaire, soit reconnu comme un élément clef du nouvel agenda de développement international après 2015, et de tous les plans et politiques de développement et de réduction de la pauvreté. »

Il nous faut satisfaire aux besoins de 222 millions de femmes qui veulent retarder ou éviter une grossesse, mais n'ont pas accès aux contraceptifs modernes, a poursuivi M. Osotimehin. Cela aiderait à prévenir 21 millions de naissances non planifiées; cela aiderait aussi à prévenir 79.000 décès maternels et 1,1 million de décès infantiles.

« Et il nous faut aussi répondre aux besoins spéciaux des jeunes — en particulier à ceux des adolescentes. Aujourd'hui, les complications liées à la grossesse et à l'accouchement constituent la principale cause de décès chez les filles âgées de 10 à 19 ans dans la majorité des pays en développement, tandis que les taux les plus élevés d'infections sexuellement transmissibles se trouvent chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans. »


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