L'ONUDC appelle à une action multilatérale dans la lutte contre les trafics de stupéfiants

Le Directeur exécutif de l’ONUDC, Yuri Fedotov, aux côtés du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et du Président de l’Assemblée générale, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, lors d’un débat thématique de l’Assemblée sur l’impact des trafics de drogue et du crime sur le développement.

26 juin 2012 – À l'occasion d'un débat thématique de l'Assemblée générale, dont la tenue coïncidait avec la Journée internationale de la lutte contre l'abus et le trafic de drogues, le Directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a plaidé en faveur d'une action collective et multilatérale pour mettre fin à la criminalité organisée responsable des trafics illicites de stupéfiants.

Yuri Fedotov était venu de Vienne présenter la nouvelle édition de la publication phare de l'organisation qu'il dirige, le Rapport mondial sur les drogues, qui reflète pleinement, a-t-il affirmé, les priorités du Secrétaire général en matière de lutte contre les changements climatiques, de développement durable ou encore de prévention des conflits.

« L'ONUDC estime que le coût global des crimes liés aux trafics de stupéfiants s'élève à 2.100 milliards de dollars, soit 3,6% du PNB mondial. Ces réseaux criminels affaiblissent les sociétés dont les infrastructures et les institutions ne sont pas assez fortes pour résister », a-t-il relevé, soulignant l'implication des trafiquants de drogues dans les trafics d'êtres humains et d'armes et dans les activités terroristes.

Le rapport présenté aujourd'hui révèle également que la drogue fait 200.000 victimes par an dans le monde, avec 230 millions de toxicomanes recensés, soit 5% des adultes dans le monde. La production mondiale d'opium est quant à elle estimée à 7.000 tonnes en 2011, dont 90% rien qu'en Afghanistan.

La réponse de l'ONUDC à ces défis, qui s'appuie sur les conventions des Nations Unies sur la drogue, a permis de réduire la surface cultivée de coca de manière significative au cours de la décennie écoulée. Mais M. Fedotov a regretté que le travail effectué pour réduire les surfaces cultivées soit battu en brèche par l'augmentation du recours aux drogues de synthèse, plus létales que l'héroïne.

Si le cannabis reste la « drogue de choix » des consommateurs, l'ONUDC observe toutefois une augmentation, notamment en Europe de l'Est, de l'utilisation de nouvelles substances « psychoactives » non répertoriées dans les conventions pertinentes.

« L'ONUDC suit de près la situation pour savoir comment prévenir et traiter la dépendance et le développement du VIH/sida à cause de ces nouvelles drogues », a-t-il indiqué aux États Membres de l'Assemblée générale.

Le Directeur exécutif a fait état des nombreuses initiatives lancées par l'ONUDC pour combattre les trafics de drogue comme la création en 2011 du « UN Task force on transnational organized crime », ainsi que les nombreux programmes de surveillance par régions et par pays. S'y ajoutent les programmes qui visent à faire baisser la demande de drogues. À cet effet, la stratégie de l'ONUDC est basée sur la prévention, le traitement, la réhabilitation, la réintégration et la santé et le respect aux droits de l'homme, a précisé M. Fedotov.


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