Un expert de l'ONU demande davantage de respect du droit à la liberté de réunion

Une manifestation à Sanaa, au Yémen.

21 juin 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques, M. Maina Kiai, a mis en garde jeudi contre les restrictions des rassemblements pacifiques dans plusieurs pays et a appelé leurs gouvernements à mettre en place des normes minimales afin de protéger ces droits.

« Il est étonnant de voir la fréquence avec laquelle les Etats empiètent sur le droit des individus à se rassembler de façon pacifique, en bafouant des droits qui ne peuvent en aucun cas être faire l'objet de violations », a noté M. Kiai dans une déclaration à la presse en ajoutant que les droits de rassemblement et d'association font intégralement partie de la démocratie.

« Les Etats devraient protéger les droits de tous les individus à se rassembler de façon pacifique et de s'associer librement, y compris des personnes appartenant à une minorité, qui ont des opinions dissidentes, les défenseurs des droits de l'homme, les syndicalistes et même les migrants », a souligné M. Kiai.

Le Rapporteur spécial a affirmé que les évènements qui se sont produits dans plusieurs pays arabes depuis décembre 2010 ont démontré l'importance de ces droits et le fait que la volonté des peuples à exprimer librement leurs aspirations et à exercer une influence sur les décideurs politique est déterminante.

M. Kiai a pointé du doigt les Etats ayant restreint l'usage de l'Internet, et en particulier des réseaux sociaux, ainsi que d'autres moyens de communication afin d'empêcher les individus à exercer leur droit d'organiser des rassemblements pacifiques.

Parmi les recommandations formulé par le Rapporteur spécial dans son dernier rapport au Conseil des droits de l'homme, figure l'appel lancé aux Etats pour qu'ils veillent au respect du droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques, y compris pour les femmes, les jeunes, les populations autochtones, les personnes handicapées, et les minorités.

« Nul ne doit être pénalisé pour exercer son droit à la liberté de rassemblement et d'association, ni être victime de menaces ou d'actes de violence, de harcèlement, de persécution, d'intimidation ou de quelconques représailles », a insisté M. Kiai.


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