Rio+20 : les Banques de développement investiront 175 milliards de dollars dans les transports

Des voitures électriques garées devant le Siège des Nations Unies à New York.

20 juin 2012 – Les huit plus importantes Banques de développement multilatérales au monde ont annoncé mercredi à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20) leur intention d'investir 175 milliards de dollars dans des systèmes de transport durables au cours des dix années à venir.

« Ces engagements sans précédents sont la promesse de sauver des centaines de milliers de vies en améliorant la qualité de l'air et en renforçant la sécurité routière. Cela désengorgera la circulation dans des centaines de villes et réduira l'impact des moyens de transport sur les changements climatiques », a déclaré le Directeur exécutif d'ONU-Habitat, Joan Clos.

« Ces investissements permettront de créer des moyens de transport de passagers et de marchandises plus efficaces, ce qui permettra de stimuler la croissance durable des économies urbaines », a-t-il ajouté.

L'engagement a été pris par la Banque asiatique de développement, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et celle de l'Amérique latine ainsi que quatre autres établissements.

« Jamais auparavant ces institutions n'avaient coopéré à une telle échelle. Ce progrès considérable nous permet de planifier des projets qui toucheront l'ensemble du milliard de personnes qui viendront s'établir dans les villes dans les 20 années à venir, ainsi que pour le milliard de personnes qui vivent toujours dans la pauvreté », a indiqué l'organisateur du Partenariat pour le transport durable à faible émission carbonique (SLoCaT), Cornie Huizenga.

Selon le partenariat SLoCaT – qui est composé d'agences onusiennes, d'ONG, de Banques de développement et d'organisations d'entrepreneurs –, la pollution de l'air, les accidents de la route et l'impact du secteur des transports sur les changements climatiques ont un coût annuel allant de 5 à 10% du PIB mondial.

« Les investissements dans le secteur du transport créent l'ADN de nos villes. Ils sont déterminants pour nos capacités de choisir notre lieu de travail et d'habitation et comment nous pouvons développer nos économies », a expliqué le Directeur des politiques mondiales et fondateur de l'Institut pour les politiques de transport et de développement, Michael Repogle, dans un entretien accordé à la presse.

« Si les investissements sont faits de façon à permettre le développement durable nous pouvons obtenir une urbanisation qui réduit la consommation des ressources rares, protège notre santé et crée des villes plus agréables et vivables », a-t-il ajouté.


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