G20: l'OIT porteuse d'un message fort sur la création d'emplois et la protection sociale

Le Directeur général de l’OIT, Juan Somavia. Photo ONU/Evan Schneider

15 juin 2012 – Le Directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT), Juan Somavia, se rendra au Sommet du G20 porteur d'un message fort sur la nécessité de restaurer la confiance sur les marchés du travail en créant des emplois décents, notamment pour les jeunes, et en développant la protection sociale.

« Dans ces temps de grande incertitude, où des centaines de millions de personnes voient leurs aspirations à l'emploi et au travail décent s'amoindrir, les dirigeants du G20 doivent écouter et agir pour restaurer la confiance sur les marchés du travail », a indiqué M. Somavia à la veille de la tenue du Sommet du G20 les 18 et 19 juin à Los Cabos, au Mexique.

« Quand les travailleurs ne craignent plus de recevoir une lettre de licenciement et voient leur salaire augmenter à nouveau, leur confiance revient et attire les investisseurs dans l'économie réelle », a-t-il ajouté.

Plus de 84 millions de personnes sont au chômage dans les pays du G20, dont 37 millions de jeunes. Dans la seule Union européenne, plus de 24 millions de personnes ne parviennent pas à trouver un emploi.

« Les peuples évalueront la réussite du G20 à l'aune de son action en faveur de la reprise économique et de la stabilisation financière grâce à une croissance riche en emplois. Le travail décent, c'est ce qu'espèrent les gens partout dans le monde », a poursuivi M. Somavia.

Le dirigeant de l'OIT se rend au Sommet du G20 dans la foulée de la Conférence internationale du Travail (CIT), au cours de laquelle ont été évoqués plusieurs dossiers, de la nécessité d'établir des «socles de protection sociale» jusqu'à la crise de l'emploi des jeunes, sujet brûlant alors que 75 millions d'entre eux sont au chômage.

M. Somavia a indiqué qu'il adresserait au G20 un message clair sur ces questions au nom des délégués de la CIT, qui représentent les gouvernements, les employeurs et les travailleurs de 185 pays.

« La croissance est indispensable mais ne peut plus être le seul critère de l'économie mondiale. La création d'emplois de qualité, en particulier pour les jeunes, la réduction de la pauvreté et du travail informel, l'accès à des possibilités d'emploi pour tous, notamment la constitution de larges classes moyennes, la réalisation progressive de la couverture universelle grâce aux socles de protection sociale, voilà les critères qui devraient permettre de mesurer la réussite macroéconomique », a conclu M. Somavia.


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