L'OIM souligne la contribution des migrants au développement durable

Des travailleurs migrants.

5 juin 2012 – Dans un monde plus que jamais en mouvement, il devient indispensable d'inclure les migrations dans le cadre des efforts visant à développer un agenda du développement durable, a déclaré mardi l'Organisation internationale des migrations (OIM) pour marquer la Journée mondiale de l'environnement.

Avec plus de 214 millions de migrants internationaux et 740 millions de migrants internes, les migrations représentent une tendance majeure du 21e siècle, avec des conséquences durables sur les systèmes politiques, sociaux et économiques et sur la composition des états-nations.

« Inclure les migrations dans un ordre du jour du développement durable est essentiel pour garantir que les connaissances et compétences des migrants seront prises en compte dans des domaines aussi importants que la lutte contre la pauvreté, la santé, l'éducation, l'environnement et l'égalité entre les sexes », a plaidé William Lacy Swing, le Directeur de l'OIM.

Les migrants jouent déjà un rôle significatif dans le développement au travers des transferts de compétences et de fonds, évalués à 400 milliards de dollars par an. En outre, ils développent des réseaux internationaux, des entreprises et des investissements considérés comme essentiels au bien-être des sociétés.

« Si elles sont systématiquement prises en compte dans les politiques de développement, les nombreuses contributions des migrants peuvent renforcer les stratégies vertes et durables », a indiqué M. Swing.

De plus, les migrations demeurent une stratégie d'adaptation possible pour les populations touchées par la dégradation de l'environnement et les changements climatiques.

Alors que certains des programmes nationaux d'action élaborés par les pays les moins développés (PMA) en vue de s'adapter aux changements climatiques font référence aux migrations, il reste encore beaucoup à faire pour renforcer le rôle des migrations dans le contexte de l'adaptation.

M. Swing s'est toutefois déclaré heureux de constater que la 16e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques avait attiré l'attention, pour la première fois dans un document final, sur la relation entre changements climatiques, migrations et réinstallations.

« Il y a trois domaines dans lesquels il faut réaliser des progrès. Tout d'abord, le soutien aux PMA et aux pays en développement dans leurs efforts pour intégrer les migrations dans leurs politiques d'adaptation. Ensuite, poursuivre le travail visant à intégrer les contributions des migrants aux stratégies de développement. Enfin, renforcer les capacités nécessaires pour maîtriser les migrations environnementales. »


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