L'OIT place la relance de l'emploi des jeunes au cœur de sa conférence annuelle

Affiche du Forum de l'emploi des jeunes.

31 mai 2012 – Près de 5.000 délégués ont participé mercredi à la séance inaugurale de la 101ème Conférence internationale de l'Organisation internationale du Travail (OIT) à Genève. Les thèmes principaux de la Conférence cette année sont la crise de l'emploi mondiale et son impact sur les jeunes, ainsi que la protection sociale et le droit au travail.

« Il est temps de repenser nos politiques en la matière », a déclaré le Directeur général de l'OIT, Juan Somavia, dans son allocution d'ouverture, annonçant qu'il faudrait créer entre 45 et 50 millions de nouveaux emplois chaque année pendant les prochaines cinq années pour retrouver les niveaux d'avant la crise.

« Le niveau du chômage des jeunes est presque trois fois plus élevé que celui des adultes, sans compter les millions de jeunes dans le monde qui ont cessé de chercher un emploi. Or, ceux qui parviennent à trouver du travail sont souvent embauchés à temps partiel, se voient offrir des contrats précaires ou évoluent dans l'économie informelle », a précisé M. Somavia.

« En outre, il existe très peu de solidarité intergénérationnelle. La générations des adultes qui formulent les politiques régissant les marchés du travail laisse une grande partie du fardeau de la crise peser sur les épaules des jeunes », a-t-il fait observer.

Afin d'engager les jeunes dans les discussions de la conférence de l'OIT, une série de 46 consultations ont été organisées par l'agence onusienne dans le monde entier avec plus de 5000 jeunes, pour aboutir, la semaine dernière à Genève, au lancement du Forum mondial de la jeunesse.

« C'est une approche innovante. Les milliers de jeunes consultés, y compris ceux qui prennent part aux discussions en ligne, forment un réseau qui permettra à l'OIT d'être en phase avec leurs idées et leurs besoins », a expliqué M. Somavia.

Par ailleurs, seulement 20% de la population mondiale dispose d'une couverture sociale adéquate et plus de la moitié n'a aucune protection sociale. « La mise en place de seuils de protection est une question de dignité humaine. Ils contribuent à réduire la pauvreté, à autonomiser les personnes et à stimuler la demande économique. La protection sociale est le marqueur d'un engagement en faveur d'une société décente », a plaidé le Directeur général.


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