Valerie Amos soutient l'approche du Burkina Faso face à la crise alimentaire

Un jeune réfugié malien au Burkina Faso. Photo UNHCR/H. Caux

23 mai 2012 – Les Nations Unies et leurs partenaires soutiennent les efforts déployés par le gouvernement du Burkina Faso en vue de répondre à la crise alimentaire et nutritionnelle qui touche 2,8 million de personnes dans ce pays– soit un cinquième de la population –, ainsi que 60.000 réfugiés maliens, a déclaré mardi la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d'urgence, Valerie Amos.

Mme Amos vient de terminer un déplacement de deux jours au Burkina Faso, où elle s'est rendue dans la capitale, Ouagadougou, ainsi que dans les localités de Djibo, de Mentao et Ingani, situées dans le nord du pays. Sur place, elle s'est entretenue avec le Président Blaise Campaoré et des membres du Gouvernement du Premier Ministre Luc-Adolphe Tiao des plans de réponse du Gouvernement et a passé en revue l'action des agences humanitaires présentes sur place.

« Beaucoup de familles ont dû vendre leur bétail afin de pouvoir subvenir aux besoins alimentaires de leur foyer ou en sont réduites à manger les graines qu'elles devraient planter pour la prochaine saison », a alerté Mme Amos.

La Coordonatrice des secours d'urgence a rencontré certains des Maliens qui ont fui leur pays et vivent désormais dans un camp à Mentao : « S'ils sont très reconnaissants à la population et au gouvernement du Burkina Faso, leurs motifs de préoccupation ne manquent pas » a souligné Mme Amos, qui a cité notamment le nombre limité d'installations en eau et des problèmes d'assainissement, la qualité et le type de nourriture ou encore le besoin d'ouvrir des écoles pour les jeunes. « J'ai été heureuse de voir que les membres des communautés locales qui partagent le peu qu'ils possèdent sont également aidés » a-t-elle relevé.

Saluant les initiatives prises par le gouvernement burkinabé – qui comprennent l'amélioration de la conservation des ressources hydriques, l'optimisation des systèmes d'irrigation et de la fertilisation de sols et la sélection de semences de meilleure qualité pour augmenter le rendement agricole, ainsi que la gestion du cheptel –, Mme Amos a constaté avec satisfaction que « l'accent est mis sur la réduction du fossé entre les efforts de secours immédiats et les initiatives de développement à plus long terme, qui exigent des ressources. »

Lundi, la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et le Ministre de l'administration territoriale, de la sécurité et de la décentralisation, Jérôme Bougouma, ont donc lancé un appel d'un montant de 126 million de dollars, en vue de proposer à la fois une réponse à l'insécurité alimentaire et nutritionnelle et des mesures dans le domaine de la santé, de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement.


News Tracker: autres dépêches sur la question

L'ONU soutient le Burkina Faso qui fait face à une crise alimentaire

En savoir plus





Coup de projecteur