ONU : Il faut saisir l'opportunité de Rio+20 pour relancer le développement durable

le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avec le Président de l’Assemblée générale, Nassir Abdulaziz Al-Nasser. Photo ONU/Evan Schneider

22 mai 2012 – À l'occasion d'un débat thématique informel de l'Assemblé générale des Nations Unies, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a assuré mardi que les résultats de la Conférence sur le développement durable (Rio+20) dépendront de ce qui sera fait quotidiennement d'ici là.

« Il convient, avant tout, de repenser fondamentalement notre modèle économique et de forger de nouveaux outils tels que les politiques et les stratégies économiques vertes. », a souligné M. Ban, en citant sept de ces domaines.

Tout d'abord, l'économie verte doit être en mesure de générer des emplois décents, en particulier pour les quelque 80 millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Il faut également garantir des filets efficaces de protection sociale, puisque le progrès social et la création d'emplois exigent, selon M. Ban, une action solide en matière d'éducation.

Le Secrétaire général a ensuite mis l'accent sur la nécessité d'améliorer la sécurité alimentaire et l'agriculture durable et d'œuvrer en faveur d'un objectif « faim zéro » ou « sécurité alimentaire pour tous ». De même, il faut assurer un meilleur accès universel à des sources d'énergie plus efficaces et plus propres.

Il faudrait en outre prendre des mesures vigoureuses pour permettre un accès universel à l'eau potable et à l'assainissement, objectif étroitement lié à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la santé et à la réduction de la pauvreté. Rio+20 devrait de surcroit définir une ligne politique sur la voie de l'utilisation durable, de la gestion et de la conservation des océans, a estimé M. Ban.

« Nous avons besoin d'institutions en mesure d'appuyer efficacement le développement durable à tous les niveaux », a souligné M. Ban. « Tout en renforçant le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), les gouvernements devraient décider du cadre institutionnel adéquat pour faire progresser l'ordre du jour du développement durable et offrir un espace à la société civile, aux autorités locales et au secteur privé ».

Enfin, le Secrétaire général a précisé qu'il est possible de contribuer à établir des objectifs de développement durable qui se fondent sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les renforcent.

De son côté, le Président de l'Assemblée générale, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a fait remarquer que ce débat marquait plusieurs mois de négociations internationales avant la tenue de Rio+20, du 20 au 22 juin : « Nous sommes près de l'occasion unique de définir l'avenir de sept milliards d'individus, et bientôt neuf, qui vivent sur la planète », a-t-il dit, en ajoutant que la communauté internationale était parvenue à un consensus international.

M. Al-Nasser a cependant estimé que le cadre institutionnel était incomplet et que beaucoup restait encore à faire, en particulier en matière de santé, de réduction des risques de catastrophes et en ce qui concerne aussi la dégradation des sols, l'énergie, la production et la consommation durables, les migrations ou les océans.

« Nous avons de nombreux amis et alliés qui soutiennent nos efforts, dont la société civile et les acteurs non étatiques, tels que les ONG, le milieu des affaires, les syndicats, le secteur privé et les autorités locales », a rappelé M. Al-Nasser en insistant également sur le rôle des femmes à cet égard.


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