Syrie : Ban Ki-moon condamne l'attaque à la bombe à proximité d'un convoi de l'ONU

Le chef de la MISNUS, le général Mood. Photo ONU/N. Singh

9 mai 2012 – Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a condamné mercredi une attaque à la bombe qui a eu lieu à proximité d'un convoi d'observateurs des Nations Unies en Syrie, alors que celui-ci entrait dans la ville de Deraa au sud du pays.

Les observateurs qui font partie de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS) étaient en route de Damas vers Deraa, sous escorte des forces armées syriennes. Ils venaient de passer un barrage militaire à l'entrée de la ville lorsque la déflagration a eu lieu, peu avant midi.

« Le Secrétaire général condamne cette attaque et appelle toutes les parties prenantes à adhérer à la cessation de la violence et à soutenir, protéger et coopérer pleinement avec les observateurs de la MISNUS », a déclaré le porte-parole de M. Ban dans un communiqué de presse.

« Nous ne disposons d'aucune preuve pour croire que l'explosion visait le convoi de la MISNUS. Cependant, l'incident montre les conditions difficiles dans lesquels travaillent les observateurs de l'ONU. Cela montre également la situation dangereuse et volatile dans laquelle ont vécu les Syriens depuis des mois », a souligné le porte-parole.

La Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS) qui a été autorisée en avril par le Conseil de sécurité de l'ONU, est chargée de surveiller la cessation de la violence et la mise en œuvre totale du plan en six points de l'Envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan.

Plus tôt dans la journée, le chef de la MISNUS, le Général Mood, avait expliqué aux journalistes qui accompagnaient le convoi que « l'incident est un exemple de ce qu'endure le peuple syrien au quotidien et montre que toutes les formes de violence doivent cesser ».

Selon son porte-parole, le Secrétaire général est profondément préoccupé par la multiplication des attaques à la bombe dans le pays.

« De tels incidents, ainsi que la poursuite de la violence dans de nombreuses villes de Syrie, remettent en question l'engagement des parties prenantes de cesser la violence et cela risque d'avoir un impact néfaste sur toute l'opération », a indiqué le porte-parole de M. Ban.

Le plan de M. Annan prévoit la fin de la violence, un accès sans entraves aux agences humanitaires pour fournir l'aide à ceux qui en ont besoin, la libération des détenus politiques, le lancement d'un dialogue politique inclusif qui prend en compte les aspirations légitimes du peuple syrien et un accès sans entraves au pays pour les médias internationaux.

La crise, qui a commencé en mars 2011 comme un mouvement de protestations populaires, a fait plus de 9.000 morts, la plupart civiles, et a entraîné le déplacement de dizaines de milliers de personnes.


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