L’ONU appelle à redoubler d'efforts dans la lutte contre le sida

30 avril 2012 – Dans son premier rapport sur le VIH/sida depuis la réunion de haut niveau de l'ONU sur le sujet en 2011, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon appelle à redoubler d'efforts dans la lutte contre cette maladie, tout en notant les importants progrès réalisés.

« L'année 2011 a été une année remarquable en ce qui concerne l'action antisida. Plus de 7 millions de personnes étaient traitées aux antirétroviraux, et de nouvelles avancées scientifiques ont confirmé qu'il était possible de prévenir de nouveaux cas d'infection par le VIH par des traitements médicamenteux », souligne M. Ban dans ce rapport intitulé « Unis pour en finir avec le sida : atteindre les objectifs de la Déclaration politique de 2011 ».

Il s'agit du premier rapport adressé à l'Assemblée générale depuis la Réunion de haut niveau de juin 2011 sur le VIH/sida. Lors de cette réunion, après examen des avancées réalisées au cours de la précédente décennie, les États Membres avaient adhéré à l'objectif d'un monde de zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination et zéro décès lié au sida.

Le rapport dresse une comparaison entre les résultats obtenus et les objectifs de la Déclaration politique de l'Assemblée générale de l'ONU de 2011 sur le VIH/sida. « Malgré les importants progrès réalisés, ces objectifs ne seront pas atteints et toutes les parties prenantes doivent, de manière urgente, redoubler d'efforts pour intensifier la lutte contre le VIH », estime Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général exhorte la communauté internationale à tenir les engagements qu'elle a pris.

« La communauté internationale a aujourd'hui des motifs d'espoir et d'optimisme dans la lutte qu'elle mène. L'accès aux services essentiels de prévention et de traitement s'est amélioré, les nouvelles infections et les décès liés au sida reculent, et les jeunes des pays à forte prévalence adoptent de plus en plus des comportements sexuels protégés. De récentes recherches ont montré que le traitement antirétroviral réduisait de 96% le risque de transmission du VIH au sein des couples où l'un des partenaires vit avec le VIH et l'autre n'est pas infecté, et les responsables ont commencé à parler d'un possible 'début de la fin du sida' », souligne le Secrétaire général.

Mais en matière d'accès aux services essentiels, il y a des obstacles particulièrement importants pour les groupes de population les plus exposés. Les lois punitives, l'inégalité des sexes, la violence à l'égard des femmes et d'autres violations des droits de l'homme restent un frein aux initiatives nationales. La toute première baisse des fonds consacrés à la lutte contre le sida, observée en 2010, est jugée inquiétante et pourrait dans les années à venir empêcher la communauté internationale de combler les inégalités d'accès et de pérenniser les avancées.

Dans ses recommandations contenues dans le rapport, le Secrétaire général engage en particulier toutes les parties prenantes à redoubler et intensifier leurs efforts pour prévenir de nouveaux cas d'infection par le VIH ; à renouveler et renforcer la volonté de garantir à ceux qui en ont besoin l'accès au traitement, aux soins et aux services d'accompagnement ; à passer de la parole à l'acte et promouvoir le respect des droits dans la lutte contre le VIH ; à envisager d'autres manières d'investir dans la lutte contre le VIH afin de mobiliser les ressources nécessaires, d'améliorer l'utilisation des ressources, de renforcer l'appropriation de l'action antisida par l'Afrique et de pérenniser les résultats ; à forger de nouveaux partenariats et de nouvelles relations de collaboration pour faire partager les responsabilités en matière de lutte contre le VIH, réduire les risques et renforcer la protection des personnes vulnérables.


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