L'ONU souligne l'obligation des employeurs de protéger la santé des travailleurs

Calin Georgescu, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et les déchets toxiques. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

30 avril 2012 – A l'occasion de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail qui a été célébrée le 28 avril, le Rapporteur spécial des Nations Unies, Calin Georgescu, a averti que des millions de travailleurs du monde entier étaient toujours exposés à des maladies et des accidents sur leur lieu de travail, et il a appelé les pays à promouvoir un environnement de travail sûr afin de réduire le nombre de décès liés au travail.

« Pour des millions de travailleurs, la sécurité et la protection face aux maladies et accidents infligés au travail ne sont pas encore une réalité », a déclaré le Rapporteur spécial sur les conséquences néfastes des mouvements et déversements de produits et déchets toxiques et nocifs pour la jouissance des droits de l'homme.

« Je suis particulièrement préoccupé par l'exposition des enfants et des femmes enceintes à des substances dangereuses et je demande la mise en place de mesures strictement respectées. Rares sont les pays qui ont ratifié la Convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) liée à cette question, dont la Convention sur la sécurité et la santé, la Convention sur l'amiante, la Convention sur la sécurité et la santé dans l'agriculture et la Convention sur le cancer dans le milieu professionnel », a déclaré M. Georgescu.

Deux millions de personnes meurent chaque année d'accidents ou de maladies dues au travail, 160 millions de personnes souffrent de maladies liées au travail, 270 millions d'accidents, mortels ou pas, se produisent chaque année sur les lieux de travail et 4% du PIB mondial est selon l'OIT perdu à cause des maladies et des accidents liés au travail.

« Les employeurs doivent payer des retraites anticipées onéreuses, perdre de la main d'œuvre qualifiée et payer de grosses primes d'assurance à cause des accidents et des maladies sur les lieux de travail. Cependant, nombre de ces tragédies sont évitables grâce à la mise en œuvre de mesures de prévention, de contrôle et l'inspection du travail », a rappelé M. Georgescu.

« Je suis satisfait de noter des progrès considérables dans la jurisprudence dans ce domaine avec des jugements récents en Italie et en France, où des entreprises ont été jugés coupables d'avoir exposé leurs employés à des substances toxiques, à de l'amiante ou à des pesticides. Ces jugements confirment le devoir des industriels et des employeurs d'informer correctement les travailleurs et les consommateurs de la nature et des effets des substances avec lesquels ils travaillent », a souligné M. Georgescu.


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