Lutte contre le paludisme : l'ONU appelle à combler le manque de financement

Eliminer les endroits où les moustiques déposent leurs oeufs, comme ces citernes récoltant l’eau de pluie, permet de protéger les gens du paludisme. Photo Fonds Mondial/John Rae

25 avril 2012 – Les Nations Unies ont célébré mercredi la Journée mondiale contre le paludisme et le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à combler le manque de financement pour lutter contre cette maladie.

« En cette Journée mondiale contre le paludisme, engageons-nous ensemble à combler le manque de financement de 3,2 milliards de dollars, ce qui nous permettrait de mettre en place et de maintenir un régime universel de protection contre le paludisme en Afrique jusqu'en 2015 et d'atteindre, à terme, notre objectif de venir à bout de cette maladie », a dit M. Ban dans un message.

Selon lui, il n'y a aucune excuse pour ne pas investir intelligemment et raisonnablement dans la lutte contre le paludisme. Un test de diagnostic rapide coûte environ 50 cents et un traitement antipaludéen environ 1 dollar tandis qu'une moustiquaire d'une durée de vie de trois ans, qui peut protéger plusieurs enfants, revient environ à 5 dollars.

« Ce sont de petites sommes et nous pouvons réduire encore les coûts si nous finançons la recherche en vue de trouver de meilleures solutions. Alors que nous cherchons aujourd'hui à éviter les décès dus au paludisme, nous devons investir dans les moyens de demain pour lutter contre la résistance aux insecticides et poursuivre la recherche d'un vaccin. Nous devons mieux coordonner nos efforts en vue de dépister, de traiter et de suivre la maladie », a dit le Secrétaire général.

Ses efforts sont d'autant plus nécessaires que le rythme des décès d'enfants dus au paludisme s'est ralenti. L'an dernier, un enfant mourait de la maladie toutes les 45 secondes. Cette année, un enfant meurt du paludisme toutes les 60 secondes. « Cela reste une tragédie monumentale mais le grand nombre de vies sauvées grâce aux interventions internationales nous donne une lueur d'espoir », a estimé Ban Ki-moon.

Il a salué la coalition mondiale qui a donné un coup de fouet aux stratégies avérées, notamment les moustiquaires imprégnées d'insecticides de longue durée, la pulvérisation à l'intérieur, les tests de diagnostic rapide et les médicaments antipaludéens pour les populations à risque.

Ce partenariat, qui rassemble des États, des organisations internationales, des donateurs, des chercheurs, des entreprises, des philanthropes, diverses organisations de la société civile et des personnes intéressées, a sauvé plus d'un million de vies. Depuis 2000, le taux de mortalité due au paludisme a baissé de plus d'un quart dans le monde et de plus d'un tiers en Afrique.

« L'heure est venue d'accomplir de plus grands progrès. Ramener à près de zéro le taux de mortalité due au paludisme est l'une des priorités du programme d'action que j'ai défini pour les cinq prochaines années », a souligné Ban Ki-moon.


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