Objectifs du Millénaire : la lutte contre le paludisme est cruciale, selon l'ONU

Les moustiquaires imprégnées d’insecticide sont cruciales dans la lutte contre le paludisme. Photo IRIN/Wendy Stone

24 avril 2012 – La Représentante spéciale du Partenariat « Faire reculer le paludisme », la Princesse Astrid de Belgique, a présenté lundi au siège de l'ONU à New York ses cinq priorités : contrôle de la maladie, responsabilité globale, coordination des efforts, combinaison des approches et un partenariat fort.

La Princesse Astrid, qui était l'invitée du point presse quotidien du porte-parole du Secrétaire général, a affirmé que le contrôle du paludisme constituait une des clés pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). « Il s'agit d'une responsabilité globale qui requiert les efforts coordonnés et l'attention des décideurs aux niveaux international, national et régional », a-t-elle dit.

À cela doit s'ajouter, selon elle, un partenariat fort entre les organisations internationales, les gouvernements, les autorités locales, les chercheurs, les personnels de santé ainsi que les donateurs et le secteur privé.

« Mon message, chaque fois que je rencontre les malades, est de dire que l'on peut prévenir et traiter le paludisme », a-t-elle déclaré. « Mais je sais que la prévention et le traitement demandent énormément d'efforts et de financements », a dit la princesse belge.

Elle a mis l'accent sur les besoins actuels de financement dans la lutte contre le paludisme, évalués à 3,2 milliards de dollars jusqu'en 2015 pour continuer la lutte en Afrique où sont déclarés 90% de cas.

Elle a également fait état de la résistance croissante aux médicaments antipaludéens constatée en Asie du Sud-est. Pour dépasser ces défis, elle a demandé l'intensification des efforts et la mise en commun des moyens.

L'Envoyé spécial du Secrétaire général pour le paludisme, Ray Chambers, a salué le travail effectué par le Partenariat « Faire reculer le paludisme ». « D'énormes progrès ont été réalisés », a-t-il constaté. Les médicaments pour le traitement des malades sont disponibles même si le vaccin ne l'est pas encore, tandis que la recherche pour découvrir le vaccin mobilise beaucoup de monde, a-t-il précisé. Il s'est réjoui également du fait que les pays émergents sont devenus des partenaires financiers importants dans la lutte contre le paludisme.

Le Directeur exécutif par intérim du Partenariat « Faire reculer le paludisme », Thomas Teuscher, et le Conseiller spécial du Secrétaire général sur les OMD, Jeffrey Sachs, ont tous deux insisté sur le fait que la lutte contre le paludisme demandait énormément de financement et qu'elle était à la fois complexe et longue.

Pour eux, il y a néanmoins des raisons d'espérer, puisque le paludisme a reculé depuis 2000, parce que la moitié des pays où il sévit a vu baisser de moitié le nombre de cas de 2000 à 2010. En 2010, 60 pays ont pu fournir des thérapies gratuites à base d'artémisinine. L'accroissement de l'utilisation des moustiquaires imprégnées a sauvé des centaines de milliers de vie durant la décennie passée.


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