Syrie : Ban Ki-moon et Annan saluent la décision de créer une Mission de l’ONU

Le Secrétaire général Ban Ki-moon (à droite) et l’Envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, à Genève. Photo ONU/E. Schneider

23 avril 2012 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et l'Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, ont salué la décision unanime du Conseil de sécurité d'autoriser le déploiement d'une Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS) pour une période initiale de 90 jours.

« Le déploiement commencera rapidement et sera effectué en fonction de l'évaluation par la MISNUS de la situation sur le terrain et, notamment, de la consolidation de la cessation des violences », a souligné le porte-parole du Secrétaire général dans une déclaration à la presse publiée samedi.

« Le Secrétaire général appelle le gouvernement syrien et les autres parties à créer le plus vite possible les conditions nécessaires au déploiement de la Mission. Il souligne la nécessité pour le gouvernement syrien de mettre fin à toutes les violences et violations des droits de l'homme et, en particulier, de mettre un terme à l'usage d'armes lourdes et de retirer ces armes et les unités armées des centres de population » a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général attend du gouvernement syrien qu'il veille au fonctionnement effectif de la MISNUS, notamment en lui garantissant une liberté de mouvement et un accès complets et immédiats, des communications sans entraves, ainsi que la sûreté de son personnel. »

Selon son porte-parole, Ban Ki-moon attend avec impatience la conclusion rapide d'un accord entre le gouvernement de Syrie et les Nations Unies sur les moyens de transport aérien appropriés.

« Le Secrétaire général lance un appel à toutes les parties de coopérer pleinement avec la MISNUS pour qu'elle s'acquitte de son mandat comme suit : surveiller la cessation des violences armées sous toutes ses formes par toutes les parties et surveiller et appuyer la pleine application de la proposition en six points de l'Envoyé spécial conjoint. Le Secrétaire général souligne qu'il est crucial de créer les conditions d'une solution politique qui assure les droits et libertés fondamentaux de tous les Syriens », a indiqué son porte-parole.

Kofi Annan a également salué la décision du Conseil de sécurité. « Il s'agit d'un moment crucial pour la stabilisation du pays. J'appelle toutes les forces, qu'elles soient gouvernementales, d'opposition, ou autres, à déposer leurs armes et à travailler avec les observateurs des Nations Unies pour consolider la fragile cessation de la violence sous toutes ses formes », a-t-il dit dans une déclaration publiée dimanche.

« Le gouvernement en particulier doit éviter d'utiliser des armes lourdes et, comme il l'a promis, de retirer ce type d'armes et les unités armées des zones peuplées et mettre en œuvre complètement ses engagements dans le cadre du plan en six points », a-t-il ajouté.

« Le travail de la Mission devrait permettre de créer les conditions favorables au lancement du processus politique qui est si nécessaire et qui répondra aux préoccupations et aspirations légitimes du peuple syrien », a-t-il encore dit. « J'appelle le gouvernement et l'opposition et tout le peuple de Syrie à se préparer à participer à un tel processus très rapidement. »


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