Ban Ki-moon appelle à affronter les effets en cascade de la crise au Sahel

Photo FAO/Giulio Napolitano

17 avril 2012 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mardi la communauté internationale à agir rapidement pour répondre à ce qu'il a décrit comme « les effets en cascade » de la crise qui frappe la région du Sahel, en Afrique de l'Ouest, où 15 millions de personnes sont affectées par la sécheresse et les conflits.

« J'appelle le monde à réagir. Dis simplement, nous devons faire plus et le faire rapidement », a dit M. Ban dans un discours devant le Parlement du Luxembourg, où il se trouvait en visite. « A travers la région, nous voyons des troubles croissants, davantage de gens déplacés, la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant et une sécheresse sévère. »

« Les statistiques sont claires : 15 millions de personnes sont directement affectées. Plus de 200.000 enfants sont morts de malnutrition l'an dernier, et un million d'autres sont menacés maintenant », a-t-il ajouté.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), la crise alimentaire et nutritionnelle à laquelle sont confrontés les pays de la région du Sahel continue de s'aggraver à un rythme alarmant cette année malgré les efforts louables des gouvernements et des agences internationales d'aide. L'aggravation des pénuries alimentaires et de la malnutrition est exacerbée par les conflits et l'insécurité.

Dans son discours, le chef de l'ONU a noté que les événements en Libye ont aggravé une situation sécuritaire et humanitaire déjà difficile.

« Des milliers de personnes sont retournées chez elles au Sahel. Certaines étaient des travailleurs migrants mais d'autres étaient des combattants armés, des criminels, apportant avec eux de grandes quantités d'armes légères, d'armes lourdes et de munitions », a-t-il relevé, ajoutant qu'au Mali, la rébellion touareg dans le nord avait déplacé au moins 200.000 personnes.

« Une crise multi-facettes nécessite une réponse multi-facettes », a déclaré M. Ban, ajoutant que la réponse internationale n'était financée qu'à moins de 40%. « Et la crise n'a pas atteint son pic. »


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