RDC : des envoyés de l'ONU et de l'UA rencontrent des victimes de la LRA

Des civils déplacés par des attaques de la LRA. Photo ONU/Tim McKulka

17 avril 2012 – Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale, Abou Moussa, et l'Envoyé spécial de l'Union africaine pour la question de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, ont rencontré récemment des victimes de ce groupe rebelle armé en République démocratique du Congo.

Vendredi 13 avril, MM. Moussa et Madeira se sont entretenus avec des victimes de la LRA ayant fui leurs villages pour s'installer sur le site de Linakoyo, près d'une base de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO) à Dungu, dans la Province orientale, a précisé le Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA) dans un communiqué de presse.

« Nous sommes venus vous dire que nous sommes préoccupés par la situation difficile que vous vivez. Nous tenons surtout à vous rassurer que l'Union africaine et les Nations Unies, ainsi que tous nos partenaires, sommes mobilisés afin de mettre fin aux atrocités de la LRA », a résumé M. Madeira. Il a saisi cette opportunité pour expliquer aux victimes les initiatives conjointes entreprises depuis plusieurs mois par l'UA et l'ONU.

Il a aussi évoqué l'importance de la Force régionale d'intervention (FRI) autorisée par l'UA pour traquer Joseph Kony, le leader de la LRA, et ses hommes. M. Madeira a officiellement présenté aux populations le commandant de ladite Force, le Colonel ougandais, Dick Prit Olum.

« Je vous encourage à apporter au colonel Olum l'appui nécessaire pour la réussite de sa mission. Il a été désigné pour mettre toute son expérience et son expertise militaire à contribution pour neutraliser tous les criminels qui menacent votre vie », a dit l'Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA, sous les applaudissements de la foule.

M. Abou Moussa n'a pas caché son émotion face aux problèmes humanitaires auxquels sont confrontés les déplacés. « Notre vœu le plus cher est que vous retourniez chez vous et que vous continuiez à vaquer à vos occupations habituelles. Nous allons tous continuer à travailler pour que cet objectif soit atteint », a souligné le chef de l'UNOCA.

Les représentants des populations ont mis l'accent sur l'absence d'eau potable, les difficultés d'envoyer les enfants à l'école ou de se faire soigner et, de façon générale, « les conditions de vie intenables » dans le site, où vivent 168 familles (selon les ONG), dont une femme qui, il y a trois mois, a dû abandonner ses deux enfants de 4 et 6 ans à Durba, un village situé à 225 kilomètres de Dungu.

« Nous sommes conscients de tous vos problèmes. Nous allons intensifier la sensibilisation auprès des différentes parties prenantes afin qu'une solution durable soit trouvée. L'idéal étant qu'on puisse créer un environnement propice pour que vous rentrez chez vous », a noté M. Moussa, saluant le travail des agences des Nations Unies et de plusieurs ONG présentes sur le terrain. Une séance de travail avec ces entités a permis d'échanger des points de vue sur la façon de renforcer la coopération et la coordination avec les Forces que l'Union africaine s'apprête à déployer à Dungu, où se trouvent déjà les troupes congolaises et celles de la MONUSCO.

Après Dungu, MM. Moussa et Madeira se sont rendus samedi 14 avril à Obo, dans le sud-est de la République centrafricaine.

Les deux responsables s'étaient rendus fin mars à Yambio et à Nzara, au sud-ouest du Soudan du Sud, où est basé le quartier général de la Force régionale d'intervention mise en place par l'Union africaine (UA) dans le cadre de son Initiative de coopération régionale contre la LRA instituée en novembre 2011 par le Conseil de paix et de sécurité.


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