Rio+20 est l'occasion d'envisager l'avenir que nous voulons, selon Brice Lalonde

Logo de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20).

11 avril 2012 – La Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 » sera l'occasion d'envisager l'avenir que nous voulons pour le monde dans les vingt prochaines années, affirme Coordonnateur exécutif de cette conférence, Brice Lalonde, dans un entretien accordé à la Radio des Nations Unies.

La Conférence se déroulera à Rio de Janeiro au Brésil en juin 2012, vingt ans après le Sommet de la Terre de Rio, en 1992.

« Rio+20, il s'agit des 20 prochaines années et pas seulement des 20 années qui nous séparent de 1992. Nous avons besoin périodiquement de faire le point, de savoir si nous avons réalisé les objectifs qui avaient été mis en avant par nos chefs d'Etat, s'il faut les revoir, s'il en faut d'autres et voir si la solidarité collective et les Nations Unies fonctionnent toujours aussi bien et voir si les pays en ces temps de crise ne sont pas tentés par le chacun pour soi », a indiqué M. Lalonde.

A cette Conférence, les dirigeants mondiaux, des milliers de participants venus du secteur privé et des organisations non gouvernementales se réuniront pour déterminer comment réduire la pauvreté, promouvoir la justice sociale et assurer la protection de l'environnement alors que la planète est de plus en plus peuplée.

« Le concept de la durabilité a été rendu public en 1987, c'est-à-dire quelques années avant le Sommet de la Terre de Rio en 1992, par la Commission de l'ONU dirigée par Mme Brundtland », a rappelé M. Lalonde. « L'économie verte est un chapitre du développement durable, celui qui concerne les liens entre l'économie et l'écologie. Il faut que le développement économique ne se fasse pas au détriment de la nature parce que les pauvres sont ceux qui dépendent le plus de la nature ».

Les pêcheurs ont besoin de poissons et les paysans ont besoin de terre fertile, a rappelé M. Lalonde. La nature est donc un capital au même titre que les machines, les usines, ou encore le capital financier. Le capital nature doit être entretenu puisque c'est une infrastructure économique.

« A Rio+20, on attend cinq à six résultats différents. On attend la déclaration qui, selon la résolution des Nations Unies qui a créé la conférence, doit être un texte concentré et politique. Il y aura donc deux textes, la déclaration politique et le programme d'action dans les annexes », a expliqué M. Lalonde.

Pour le Coordonnateur de la Conférence, il s'agit là d'une occasion historique de dégager des pistes pouvant mener à un avenir durable – un avenir porteur de davantage d'emplois, de sources d'énergie non polluantes, d'une plus grande sécurité et d'un niveau de vie convenable pour tous. « Rio+20 sera l'une des plus importantes réunions mondiales sur le développement durable de notre temps », a-t-il souligné.


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