L'ONU appelle à la solidarité avec les survivants des mines terrestres

Un démineur du programme d’action contre les mines en Afghanistan. Photo ONU/UNMACA

4 avril 2012 – A l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et à l'assistance à la lutte anti-mines, célébrée le 4 avril, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé à tous les Etats d'accroître leur appui à la sensibilisation au problème des mines et à la lutte anti-mines.

« Les mines et les restes explosifs de guerre entravent le développement et mettent des vies en danger. Agissons ensemble pour les éliminer et vivre dans un monde sûr et viable », a dit Ban Ki-moon dans un message publié pour cette occasion.

Longtemps après la fin des guerres, même une fois la paix revenue, certaines armes enfouies sous terre pendant des années, et parfois des décennies, mutilent et tuent ceux qui marchent dessus : enfants, agriculteurs et citoyens ordinaires. En 2010, 4.200 personnes ont été victimes des effets dévastateurs des mines, soit 11 personnes par jour.

Le Secrétaire général de l'ONU a rappelé que les programmes de lutte anti-mines de l'ONU apportaient une contribution précieuse au relèvement après les conflits, aux activités de secours humanitaires, aux opérations de paix et aux initiatives de développement. Ils permettent d'empêcher que des mines et des restes explosifs de guerre continuent de faire des dégâts bien après la fin des conflits et ils aident à transformer les zones dangereuses en terrains productifs.

Il a cité l'exemple de la Libye, où des milliers de restes explosifs de guerre ont été mis en lieu sûr ou enlevés des écoles, des routes ou des quartiers résidentiels et où des dizaines de milliers d'habitants ont été informés des dangers que ces armements présentent.

Au cours de l'année écoulée, les agents chargés de la lutte anti-mines ont aussi aidé l'Albanie, la Côte d'Ivoire et la République démocratique du Congo à gérer leurs stocks d'armes. « La catastrophe survenue récemment à Brazzaville, où un dépôt d'armes a explosé, nous rappelle tragiquement qu'une telle gestion est nécessaire », a souligné le Secrétaire général.

Cette année, l'ONU participe à la campagne « Prête ta jambe » pour exprimer son soutien et sa compassion pour les survivants. Cette campagne encourage les gens à travers le monde à faire un geste simple mais symbolique : retrousser une jambe de pantalon ou une manche pour lutter contre les dommages que les mines continuent à causer, tout en affirmant sa solidarité avec tous les survivants de mines terrestres et de restes explosifs de guerre.

En étroite coordination avec les autorités nationales et les organisations non gouvernementales, l'ONU sensibilise au danger des mines et vient en aide aux victimes dans plus de 40 pays en enseignant à leurs habitants comment vivre en sécurité dans les zones contaminées, en facilitant l'accès des survivants handicapés à toute la gamme de services dont ils ont besoin et en s'assurant qu'ils jouissent de tous les droits énoncés dans la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Le Secrétaire général a félicité les 159 États qui ont accepté d'être liés par la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel, ceux qui ont adhéré à la Convention sur les armes à sous-munitions et au Protocole V relatif aux restes explosifs de guerre, et les 110 États qui ont ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

« En cette Journée internationale, je demande à tous les États d'adhérer à ces instruments importants et d'accroître leur appui à la sensibilisation au problème des mines et à la lutte anti-mines », a-t-il dit.


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