Un nouveau rapport d'experts examine comment gérer les risques liés au climat

Photo: PNUE

28 mars 2012 – Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a publié mercredi un rapport dans lequel il affirme qu'il existe des preuves montrant que le changement climatique a entraîné au cours des cinquante dernières années des modifications dans les phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les records de températures élevées et les fortes précipitations.

Des extrêmes climatiques, ou même une série de phénomènes non-extrêmes, combinés à des vulnérabilités sociales et une exposition aux risques peuvent produire des catastrophes liées au climat, souligne le GIEC dans ce « Rapport spécial sur la gestion des risques de phénomènes extrêmes et de catastrophes pour faire progresser l'adaptation au changement climatique ».

Alors que certains phénomènes météorologiques extrêmes et certains phénomènes climatiques conduisent à des catastrophes, ce n'est pas le cas pour d'autres. Les politiques visant à éviter, préparer, intervenir et à récupérer des risques de catastrophes peuvent réduire l'impact de ces phénomènes et accroître la résilience des personnes exposées à des phénomènes extrêmes, selon le rapport.

En même temps, comme le note le GIEC dans le rapport, on est confronté aux limites de la résilience lorsque des seuils ou des points de basculement associés aux systèmes sociaux et/ou naturels sont dépassés, ce qui pose de graves problèmes d'adaptation.

« Le principal message du rapport est que nous en savons assez pour prendre de bonnes décisions sur la gestion des risques de catastrophes liées au climat. Parfois, nous tirons partie de ces connaissances, mais souvent nous ne le faisons pas », a souligné Chris Field, co-président du Groupe de travail II du GIEC, qui a produit le rapport avec le Groupe de travail I.

« Le défi pour l'avenir a une dimension axée sur l'amélioration de la base de connaissances et une autre consistant à s'assurer que les bonnes décisions sont prises, même pour les situations où il y a beaucoup d'incertitude », a-t-il dit.

Le rapport est le résultat du travail de trois catégories de scientifiques : des scientifiques qui étudient les aspects physiques du changement climatique, d'autres ayant une expertise dans les effets, l'adaptation et la vulnérabilité au changement climatique, et des experts en matière de gestion des risques de catastrophe.

« Le rapport intègre ces trois domaines d'expertise dans ce produit du GIEC, qui a une grande pertinence politique pour les pays et communautés à travers le monde », a déclaré RK Pachauri, le Président du GIEC. « Les auteurs évaluent l'information scientifique et technique du monde entier pour fournir et communiquer ce que nous savons avec certitude, et pour identifier les domaines nécessitant davantage de preuves scientifiques pour une compréhension plus approfondie », a-t-il dit.

Le Rapport du GIEC de 592 pages va maintenant être présenté dans les semaines à venir aux parties prenantes à travers le monde, dans les pays développés et en développement. Le rapport cite des milliers d'études scientifiques et a été soumis à trois séries d'examen par des experts et des gouvernements pour veiller à ce que les conclusions soient fermement fondées sur des informations scientifiques et techniques.


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