Côte d'Ivoire : l'ONUCI a certifié les résultats des législatives du 26 février

Le Représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Bert Koenders. Photo ONU/Patricia Esteve

9 mars 2012 – Le Représentant spécial du Secrétaire Général des nations unies pour la Côte d'Ivoire, Bert Koenders, s'est réjoui vendredi, alors qu'il procédait à la certification partielle des élections législatives du 26 février 2012, de l'attitude pacifique du peuple ivoirien qui a démontré une maturité politique et citoyenne remarquable, quelques mois seulement après la crise postélectorale.

« Je considère qu'au regard des éléments pertinents d'évaluation sur la base des cinq critère-cadres pour la certification, les élections législatives dans les 10 circonscriptions électorales, objet de la proclamation du 28 février, ont été tenues de manière ouverte, libre, juste et transparente, conformément aux normes internationales. », a déclaré M. Koenders lors d'un point de presse au siège de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

S'agissant des différentes étapes en ce qui concerne les résultats, le Chef de l'ONUCI a noté que tout s'était globalement bien passé avant de déplorer quelques dysfonctionnements d'ordre logistique et organisationnel. M Koenders a regretté la procédure de déclaration des résultats par la CEI des 253 sièges sur les 255 de la nouvelle législature 2011-2016.

« Alors qu'on attendait l'issue du contentieux électoral, mais également le démarrage d'une enquête suggérée par elle, la CEI a proclamé, le 07 mars 2012, les résultats définitifs des élections législatives, y compris des partielles du 26 février 2012 », a souligné le Représentant spécial. Il a, dans ce cadre, regretté que la CEI n'ait pas fait usage de la faculté que lui confère la loi d'avoir accès à toutes les sources de documents relatives à ces élections.

« Pour les circonscriptions de Bonon et de Facobly, la CEI dispose de moyens légaux qui lui auraient permis d'explorer d'autres voies pour reconstituer les résultats et en tirer les conclusions qui s'imposent », a-t-il fait savoir.

« En cet instant, deux actions me paraissent prioritaires et elles sont liées; d'abord la conduite diligente de l'enquête gouvernementale à laquelle nous sommes prêts à participer ; ensuite, le respect des droits des électeurs et des candidats, c'est à dire la prise en compte de l'expression de leurs suffrages à l'image de leurs autres compatriotes », a insisté M Koenders.

« En raison de ce que je viens de dire, il est important de clore dans les meilleurs délais, le cycle électoral par la recherche rapide de la vérité des urnes à Bonon et à Facobly », a-t-il ajouté, avant de réitérer la disponibilité de l'ONUCI à s'associer à toutes les opérations de sécurité que nécessiteraient ces investigations et leur suivi.

Auparavant, le Chef de l'ONUCI avait dénoncé le traitement partial des médias d'Etat. Il a estimé que le traitement des activités de certains candidats a dérogé aux principes d'impartialité, d'égalité et d'équilibre en ce qu'ils ont offert plus de visibilité à certains candidats qu'à d'autres. Sur ce plan, le représentant spécial a indiqué que les organes de régulation que sont la Haute Autorité de l'Audiovisuel (HACA) et le Conseil National de Presse (CNP) avaient manqué de rappeler, par voie de presse, les dispositions en vigueur, comme ils l'avaient fait pour le scrutin législatif du 11 décembre 2011.


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