L'UNESCO approuve un programme renforcé malgré les difficultés de financement

Le siège de l’UNESCO à Paris. Photo UNESCO/M. Ravassard

9 mars 2012 – Les 58 Etats membres du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) ont approuvé vendredi la nouvelle « feuille de route » qui permet à l'Organisation de mener à bien son programme pour 2012-2013 en dépit des graves difficultés de financement.

La stratégie, présentée au Conseil exécutif par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, met l'accent sur les programmes, la réduction des coûts et renforce la mobilisation de fonds extrabudgétaires. Ces réformes sont devenues impératives après la suspension de la contribution des Etats-Unis en octobre dernier, qui a fait passer le budget 2012-2013 de 653 à 465 millions de dollars.

La « feuille de route » met en avant les priorités de l'UNESCO, notamment l'Afrique et l'égalité des genres, tout en optimisant les méthodes de travail et en réduisant les coûts. Avec ces réformes, l'UNESCO pourra continuer à servir ses Etats membres avec des programmes visant les jeunes, les pays les moins développés, les Etats insulaires en développement et les pays en situation de post-conflit ou de post-catastrophe.

L'Organisation se prépare à une année très active marquée par le Forum mondial de l'eau à Marseille, le Congrès sur l'enseignement et la formation technique à Shanghai, la Journée mondiale de la liberté de la presse à Tunis, le sommet Rio+20 au Brésil et le 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial à Saint Petersbourg.

« La feuille de route fournit à l'Organisation une orientation claire et fixe des objectifs définis à atteindre pour aller de l'avant », a déclaré la Directrice générale lors de la session de clôture du Conseil. « Je suis déterminée à atteindre les objectifs que nous avons fixés dans tous les domaines –notamment la maîtrise des coûts, la restructuration et la gestion des ressources humaines. Mon engagement à réformer l'Organisation est indéfectible. La réforme que nous avons initiée est irréversible ».

Au cours de cette session, le Conseil exécutif a également voté la mise en œuvre du Prix international UNESCO-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie. Les Etats membres ont exhorté la Directrice générale de mettre en œuvre le Prix par un vote de 33 voix contre 18. Ils ont également approuvé une modification du nom du Prix qui s'appelle désormais le Prix international UNESCO-Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie.

Plus tôt dans la semaine, le conseiller juridique de l'UNESCO avait indiqué que la source de financement du prix n'était pas claire et qu'il n'était « plus possible de le mettre en œuvre ». La Directrice générale a déclaré qu'elle allait solliciter d'autres avis juridiques sur la manière de procéder.

Le Conseil exécutif a également abordé le conflit civil en Syrie. Les Etats membres ont exprimé leur grande inquiétude à propos de « la détérioration continue de la situation en Syrie avec la répression violente qui affecte les civils, notamment les enfants, les étudiants et les journalistes ».

Le Conseil exécutif a également condamné la violation systématique des droits de l'homme et des libertés fondamentales par les autorités syriennes et invité l'UNESCO « lorsque la situation sur le terrain le permettra, à prendre toutes les mesures possibles […] pour reprendre son rôle essentiel dans les domaines de l'éducation, de la liberté d'expression, de la communication et de la protection du patrimoine ».


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