Côte d'Ivoire : l'ONUCI va enquêter sur des incidents lors du scrutin partiel

Le Représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Bert Koenders.

1 mars 2012 – L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a déclaré jeudi avoir pris acte du communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) du 29 février faisant état de l'impossibilité pour elle de proclamer les résultats des législatives partielles du 26 février 2012 dans les circonscriptions de Bonon et de Facobly et de sa décision de saisir le gouvernement pour l'ouverture d'une enquête.

« Conformément à son mandat, l'ONUCI, comme elle l'a toujours fait, attendra les résultats du contentieux éventuel devant les juridictions compétentes avant de rendre sa décision sur la certification », a dit le porte-parole de l'ONUCI, Hamadoun Touré, dans une déclaration.

M. Touré a rappelé que la Mission restait engagée dans le processus d'analyse des procès-verbaux du scrutin partiel transmis par la CEI. A ce titre, elle procèdera à l'évaluation de la situation ainsi créée sur la base de la loi électorale ainsi que des standards nationaux et internationaux afin de s'assurer que les électeurs et les candidats de ces circonscriptions électorales ne soient pas privés de leurs droits.

L'ONUCI réitère sa disponibilité immédiate à mener des investigations conjointes avec le gouvernement sur les événements de Bonon et de Facobly. Cette action vise à « signifier aux populations que ceux qui usent de la violence ne sauraient en tirer le moindre bénéfice électoral. L'objectif ultime étant d'assurer le droit des électeurs et le retour de la paix et de la sécurité sur tout le territoire ivoirien », a conclu la déclaration.

M. Touré a également souligné que le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire, Bert Koenders continuait au double niveau politique et sécuritaire, de suivre attentivement l'impact des incidents de Bonon marqués par les attaques contre un convoi de la CEI qui transportait des urnes sous escorte des casques bleus.

Après y avoir dépêché une mission préliminaire dirigée par le Commandant de la Force, « M. Koenders a mis sur pied une équipe d'enquête pour faire toute la lumière sur les incidents et surtout prévenir de tels actes qui sont une menace pour le processus de paix. En raison de la gravité que constitue une attaque contre les casques bleus, une enquête conjointe avec le gouvernement sera également conduite », a annoncé M. Touré.

Ces législatives partielles font suite aux requêtes en annulation traitées par le Conseil constitutionnel après les législatives du 11 décembre 2011. Le Conseil constitutionnel avait alors reçu 107 requêtes en annulation provenant de 66 circonscriptions électorales dont onze ont été jugées véritablement litigieuses.


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