Angélique Kidjo en campagne à l'ONU pour interdire la mutilation génitale féminine

Angélique Kidjo, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, avec une petite fille au Bénin.

28 février 2012 – La chanteuse béninoise Angélique Kidjo a exhorté mardi tous les Etats membres des Nations Unies à interdire la pratique de mutilation génitale féminine (MGF). Selon Mme Kidjo, qui est également Ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), la MGF est une pratique cruelle qui cherche à rabaisser les femmes et à leur enlever leur identité.

« Je souhaite convaincre tous les pays des Nations Unies de signer une résolution pour interdire la pratique de la mutilation génitale féminine. Nous ne pourrons pas bénéficier d'une société moderne tant que la MGF est pratiquée », a déclaré Mme Kidjo dans un entretien avec la Radio des Nations Unies.

Mme Kidjo, qui s'efforce depuis plusieurs années de sensibiliser le monde aux droits des enfants et en particulier à l'éducation des filles, a souligné que les traditions sociales et culturelles qui acceptent la mutilation génitale féminine doivent être entièrement revues en informant des communautés entières sur les conséquences néfastes de cette pratique.

« Pour pouvoir empêcher la MGF il ne suffit pas de parler aux filles qui sont des victimes de la pratique, il faut entrer en contact avec leurs parents, leurs familles, leurs communautés, les chefs des communautés et les autorités religieuses et surtout les femmes qui pratiquent elles-mêmes la MGF et les hommes qui donnent un consentement même silencieux », a souligné Mme Kidjo.

« Si nous pouvons réellement réussir à éradiquer complètement la MGF et à donner un nouveau sens à la vie pour les femmes qui l'ont déjà subie, cela mérite bien nos efforts », a-t-elle ajouté.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 140 millions de filles et de femmes au monde vivent avec les conséquences de la MGF. En Afrique, quelques 92 millions de filles âgées de 10 ans ou plus ont subi la MGF. La pratique est également courante dans certains pays du Moyen Orient et de l'Asie. La pratique consiste à pratiquer une intervention chirurgicale sur l'organe génital de la fille sans qu'il n'y ait de justification médicale.


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