L'ONU appelle à un traité sur le commerce des armes qui protège les civils

Des armes collectées en Libye pour éviter la prolifération d’armes. Photo Giovanni Diffidenti.

17 février 2012 – Les chefs de plusieurs agences de l'ONU dans les domaines des droits de l'homme, de l'aide humanitaire et du développement ont appelé cette semaine à un traité qui régule le commerce des armes afin d'améliorer la sécurité des gens du monde entier en réduisant le coût humain d'un contrôle insuffisant des transferts d'armes.

Dans la perspective de la Conférence diplomatique des Nations Unies sur le Traité sur le commerce des armes, qui aura lieu en juillet, les représentants onusiens ont salué les efforts faits aux niveaux national et régional pour réguler le commerce des armes conventionnelles, mais ils ont précisé que « la mosaïque actuelle des contrôles est simplement insuffisante ».

« Le coût humain de l'insuffisance des contrôles, et le fait que ces armes soient facilement disponibles ont atteint un niveau inacceptable », ont-ils souligné dans leur déclaration commune. Selon eux, le traité devrait contenir des dispositions pour exiger des Etats qu'ils évaluent le risque de violations du droit humanitaire international et des droits de l'homme qui pourraient être commises avec les armes avant de les vendre.

Le traité devrait inclure l'ensemble des armes conventionnelles, y compris les armes légères et les munitions. Enfin, les Etats devraient assurer qu'il n'y a pas d'abus possibles au cours de tous les types de transactions, qu'il s'agisse de transit, de revente ou de location.

A la fin de l'année 2010, quelques 27,5 millions de personnes étaient déplacées par des conflits, et des millions d'autres ont du fuir leurs pays d'origine. Dans de nombreux cas, la violence armée qui a forcé tant de personnes à fuir était alimentée par des armes abondantes et peu chères. Entre 2000 et 2010, plus de 780 travailleurs humanitaires ont été tués dans des attaques armés et 689 autres ont été blessés.

La valeur globale du commerce légal en armes légères et en munitions est estimée à plus de sept milliards de dollars par an, a indiqué la déclaration.

Les signataires de cette déclaration sont l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) Helen Clark, la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valérie Amos, la Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, le Directeur exécutif du Fonds de l'ONU pour l'enfance (UNICEF), Anthony Lake, et le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres.


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