L'ONU appelle à se préparer aux risques de catastrophes

18 janvier 2012 – Les années 2010 et 2011 ont été marquées par de violents séismes qui ont coûté la vie à des milliers de personnes et affecté des millions d'autres, a rappelé mardi l'organe de l'ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ONUSIPC) à l'occasion de la publication de nouvelles statistiques avec le Centre de recherche sur l'épidémiologie des catastrophes (CREC).

« Le grand séisme qui a frappé l'est du Japon et le tsunami qui a suivi est un rappel que nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer les leçons de l'histoire. Les villes majeures situées en zones sismiques doivent prendre au sérieux la probabilité que la terre tremble de nouveau même si de nombreuses années ont passé depuis la dernière secousse de magnitude majeure », a déclaré la chef de l'ONUSIPC, Margareta Wahlström lors d'une conférence de presse à Genève pour présenter les nouvelles statistiques.

« En 2010, nous avons assisté à ce phénomène lorsque 220.000 personnes sont mortes en Haïti. Le pays n'avait pas connu de séisme d'une telle puissance depuis 200 ans. A moins que nous nous préparions au pire, les grandes villes situés en zones sismiques verront des pertes encore plus importantes alors que de plus en plus de gens s'installent dans les villes », a-t-elle mis en garde.

Selon les nouvelles données, 29.782 personnes ont trouvé la mort lors de 302 catastrophes dans le monde en 2011. Parmi elles, 20.943 ont péri lors d'un tremblement de terre, dont celui du Japon et celui qui a frappé la Turquie au mois d'octobre. Parmi les autres grandes catastrophes, il y a eu les inondations au Brésil en janvier, le séisme en Nouvelle-Zélande en février, le séisme et le tsunami au Japon en mars, deux vagues de tempêtes et de tornades aux Etats-Unis en avril et mai, l'ouragan Irène aux Etats-Unis en août/septembre, les inondations en Thaïlande d'août à décembre, le séisme en Turquie en octobre et la tempête aux Philippines en décembre.

« Il est intéressant de noter que l'année dernière beaucoup de catastrophes se sont produites dans des pays à revenu moyen ou élevé qui ont les ressources nécessaires pour mettre en place une meilleure prévention », a déclaré la Directrice du CREC de l'Université de Louvain en Belgique, le Professeur Debby Guha-Sapir.

« La sécheresse et les famines sont rarement des évènements spectaculaires, mais elles peuvent coûter la vie à d'innombrables personnes. Alors que les sécheresses devraient empirer en Afrique subsaharienne, elles continueront de causer des ravages parmi les populations. Dans ce contexte, la collecte de statistiques et de données fiables devrait être une priorité pour mieux planifier des actions préventives », a-t-elle ajouté.


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