La Centrafrique a besoin de fonds pour réintégrer les ex-combattants - ONU

La Représentante spéciale Margaret Vogt.

14 décembre 2011 – Lors d'une présentation devant le Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine (RCA) , la Représentante spéciale de l'ONU pour ce pays et chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en RCA (BINUCA), Margaret Vogt, a exhorté la communauté internationale à soutenir le processus de désarmement, démobilisation et de réintégration des anciens combattants.

« La dynamique de paix initiée entre le gouvernement et les groupes politico-militaires sont devenus une réalité et ont offert une réelle chance pour la paix dans le pays. Cependant certains obstacles risquent de bloquer ce processus et pourraient en définitive saper les efforts du pays », a déclaré Mme Vogt devant les membres du Conseil de sécurité.

« Le gouvernement est en train d'écouter et de répondre aux conseils provenant des parties prenantes nationales et de la communauté internationale. Cependant, le manque de fonds pour terminer le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et initier la seconde phase de la réforme du secteur de la sécurité (SSR) pourrait mettre la République centrafricaine au bord de la catastrophe », a-t-elle expliqué.

Mme Vogt a appelé la communauté internationale à agir vite afin d'empêcher le pays de tomber dans un nouveau cycle de violences armées.

« Un échec pour consolider la sécurité en RCA devrait augmenter l'attractivité pour les brigands et les groupes rebelles opérant dans la région », a souligné la Représentante spéciale.

A titre d'exemple, elle a souligné que 4.800 ex-combattants de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) ont été désarmés et démobilisés mais attendent dans leurs villages que les plans de réintégration soient mis en place. Le gouvernement, faute de moyens, n'a pas encore débuté ces opérations.

« Le gouvernement réclame trois millions de dollars pour terminer le désarmement et environ 19 millions de dollars pour la réintégration », a indiqué Mme Vogt.

« Le succès des processus de DDR et de SSR va dépendre de la capacité de la communauté internationale à fournir les ressources nécessaires à leur achèvement », a-t-elle ajouté.

La Représentante spéciale a également déploré les actions continues de deux groupes armés dans le pays : le Front populaire pour le redressement, dirigé par le Tchadien Abdel Kader alias Baba Ladde, et l'Armée de résistance du seigneur (LRA), menée par Joseph Kony.


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