La Conférence de l’ONU sur les changements climatiques débute à Durban

28 novembre 2011 – Alors que les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un niveau record et que les phénomènes météorologiques extrêmes se produisent plus souvent, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques a commencé lundi à Durban, en Afrique du sud.

A l'ouverture de la conférence qui doit se poursuivre jusqu'au 9 décembre, le Président sud-africain, Jacob Zuma, est revenu sur la nécessité de combattre les changements climatiques. Selon lui, l'impact de ces changements, qui se font beaucoup sentir en Afrique, est une raison suffisante pour que tous les gouvernements s'engagent activement et agissent.

« Nous avons été témoins récemment d'inondations graves et inhabituelles dans les zones côtières, qui ont eu un impact direct sur les gens qui ont perdu leurs foyers, leurs emplois et leurs moyens de subsistance. Etant donné l'urgence, les gouvernements doivent faire tout ce qu'ils peuvent pour trouver des solutions ici à Durban. Il est toujours possible de trouver des solutions, et la conférence de Durban doit nous faire avancer vers des solutions pour sauver l'avenir tout de suite », a déclaré M. Zuma.

Selon la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, les gouvernements peuvent prendre deux mesures décisives à Durban.

La première consisterait à compléter la série de mesures destinées à préparer les pays en voie de développement aux changements climatiques et à les aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre.

« Le mécanisme technologique et le Comité d'adaptation que nous avons décidé d'établir lors du sommet de Cancun pourront être complétés ici à Durban afin qu'ils puissent commencer à fonctionner en 2012. A Durban, la première phase de la conception du fonds climatique vert pourra être approuvée, ce qui serait un grand pas en avant vers une meilleure politique climatique », a déclaré Mme Figueres.

La seconde mesure décisive qui pourra être prise à Durban est relative à la manière dont les gouvernements travailleront ensemble pour atteindre leur objectif commun de limiter l'augmentation de la température à un niveau qui empêcherait les pires ravages causés par les changements climatiques.

« Ce sera une tâche commune à Durban de répondre à la question cruciale de l'avenir du Protocole de Kyoto. En même temps, les gouvernements doivent se mettre d'accord sur une méthode pour arriver à une cadre plus large pour réduire les gaz à effet de serre dans la convention sur les changements climatiques », a dit Mme Figueres.

Dans une déclaration à la presse, l'experte indépendante de l'ONU sur les droits de l'homme et la solidarité internationale, Virginia Dandan, a souligné pour sa part que la conférence de Durban sera une occasion importante pour arriver à un accord. Elle a mis en garde contre un éventuel échec qui serait très néfaste pour les négociations climatiques à l'avenir.

« Le monde a besoin d'une réelle solidarité internationale avec une approche multilatérale et que les dirigeants prennent des décisions dans un esprit d'unité. Il y a un grand besoin de réflexions radicales pour retrouver autour de la table des négociations les valeurs d'humanisme qui ont été écartées par des décennies de soumission aux marchés et de recherche de profits », a expliqué Mme Dandan.


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