En Indonésie, Ban Ki-moon appelle à renforcer la lutte contre la déforestation

Le Secrétaire général Ban Ki-moon rencontre une communauté autochtone affectée par la déforestation à Bornéo, en Indonésie. (17 novembre 2011)

17 novembre 2011 – En visite en Indonésie, le Secrétaire général Ban Ki-moon a salué les efforts du pays pour combattre la déforestation et a appelé à faire plus au niveau global pour lutter contre la dégradation des forêts qui met directement en danger la vie des populations locales.

« La déforestation menace le climat de notre planète. Cela menace le développement économique national. Mais avant tout, cela menace les populations et les communautés. Leur subsistance, leurs revenus, leur culture et leur manière de vivre qui dépendent d'une forêt en bonne santé », a déclaré Ban Ki-moon dans un discours prononcé dans la ville de Palangkaraya, située dans la province du Kalimantan central.

« Le Programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées au déboisement et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (REDD+) a pour but de créer une valeur financière sur le carbone stocké dans les forêts. C'est une incitation de plus pour les gouvernements et les communautés locales à préserver et à gérer les forêts de manière durable », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a souligné la richesse biologique et la diversité culturelle de la région du Kalimantan central. Pendant sa visite, il a également inauguré un bureau des Nations Unies pour mettre en oeuvre le programme REDD+ en Indonésie. Le chef de l'ONU a aussi insisté sur la nécessité de donner la parole aux populations autochtones afin de faciliter la protection de l'environnement.

« En résumé, notre travail va bénéficier aux populations locales tout en aidant à répondre à des problèmes globaux sur le changement climatique. Globalement, la déforestation constitue environ 17% des émissions de carbone », a souligné le chef de l'ONU en ajoutant qu'il était plus que jamais nécessaire de limiter l'augmentation de la température mondiale.

« Le programme REDD+ peut être un une situation gagnant-gagnant pour les communautés locales, pour l'Indonésie et le monde. Mais permettez-moi d'être clair : alors que le Programme REDD+ peut jouer un rôle décisif dans les pays en développement dans le combat global contre le changement climatique, il n'est pas un substitut aux réductions profondes des émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement. Ces mesures sont complémentaires », a-t-il martelé.

Ban Ki-moon a de nouveau appelé la communauté internationale à se mettre d'accord à la prochaine rencontre de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Durban début décembre afin de parvenir à des accords concrets lors de la Conférence sur le développement durable de Rio l'année prochaine.

« Nous devons également lancer le Fonds vert pour le climat acté à Cancun et aller de l'avant avec des financements de court-terme et de long-terme sur le changement climatique », a dit Ban Ki-moon.

« Nous avons toujours un long chemin pour arrêter les dangers du changement climatique », a-t-il conclu.


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