Climat : le Bangladesh sur la voie du développement vert

14 novembre 2011 – Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné lundi que le changement climatique est le plus grand défi de notre époque lors d'une visite au Bangladesh, un pays qui a connu de nombreuses catastrophes naturelles, notamment causées par des cas de météo extrême.

En 1991, un cyclone a fait plus de 140.000 morts au Bangladesh. Lorsqu'en 2007, un nouveau cyclone violent menaçait le pays, un grand nombre de personnes se sont portées volontaires et ont aidé des milliers de personnes à fuir la zone dévastée, ce qui a permis de sauver de nombreuses vies. Environ 4.000 personnes sont mortes suite au cyclone de 2007.

Lors de l'ouverture du second Forum sur la vulnérabilité face au climat et en présence de la Première ministre Sheikh Hasina, le Secrétaire général a affirmé que c'est « grâce aux mesures de préparation et d'adaptation, le peuple du Bangladesh est plus en sécurité aujourd'hui ».

« La leçon est claire : les dangers naturels ne vont pas forcément causer des catastrophes humanitaires. Il existe de nombreuses mesures peu onéreuses que peuvent prendre les populations et les pays pour réduire l'impact de phénomènes de météo extrême », a-t-il ajouté.

M. Ban Ki-moon a fait savoir que cela est également le message central d'un rapport spécial qui sera publié cette semaine par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur la gestion des risques de phénomènes extrêmes et des catastrophes.

« La puissance et l'ampleur des cyclones, des inondations et autres conséquences des changements climatiques sont de plus en plus importants. Une préparation aux catastrophes devient de plus en plus essentielle. Le changement climatique est un problème mondial qui demande une réponse mondiale », a expliqué le Secrétaire général en précisant que toute la terre est concernée et que nul pays est à l'abri.

Ban Ki-moon a salué les efforts du Bangladesh pour suivre un chemin « pro-développement, à faible émission de carbone », dont la création d'un fonds fiduciaire sur les changements climatiques et un fond de résilience.

« En ces temps de ralentissement économique, je souhaite que votre engagement pour une croissance verte serve d'inspiration pour les pays développés, qui sont aussi les plus grands pollueurs », a-t-il fait savoir.

Le Secrétaire général a dit qu'il compte sur les pays membres du Forum sur la vulnérabilité face au climat de s'exprimer avec une voix claire, déterminée et unie lors de la conférence sur le changement climatique qui aura lieu à Durban en Afrique du Sud plus tard ce mois.

« A Durban, je m'attends à ce que les pays clarifient quel sera l'avenir du protocole de Kyoto. Ils devront lancer le fonds vert pour le climat et ils devront clarifier comment financer tous les projets liés au climat aux moyens et longs termes », a expliqué Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a aussi eu une rencontre bilatérale avec la Première ministre et ensemble, ils ont inauguré un Centre de services, une initiative de gouvernance numérique qui permet aux citoyens de bénéficier de plusieurs types de services publics en ligne. « Le Bangladesh numérique est en passe de devenir une réalité », a-t-il indiqué.

Le chef de l'ONU a également rencontré le Ministre des affaires étrangères ainsi que d'autres membres du gouvernement et la chef de l'opposition Khaleda Zia.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Ban Ki-moon au Bangladesh, en Thaïlande et en Indonésie à partir de samedi

En savoir plus





Coup de projecteur