Le Soudan du Sud adhère à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel

Avertissement anti-mines.

11 novembre 2011 – Le Soudan du Sud, qui a accédé à l'indépendance le 9 juillet 2011, a adhéré vendredi à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, ou Convention d'Ottawa, devenant ainsi le 158ème Etat à accepter d'être légalement lié par cet instrument humanitaire.

« La prolifération des mines au Soudan du Sud constitue un grave problème pour la reconstruction et le développement et empêche les activités agricoles », a déclaré Gazmend Turdiu, président du traité. « En adhérant à la Convention, le Soudan du Sud s'engage à déminer son territoire, à assister les victimes, et à ne jamais employer de mines antipersonnel ».

Selon les Nations Unies, à la date de septembre 2011, un total de 3.210 blessés et 1.263 morts dus aux mines avaient été signalés dans le pays. Depuis 2005, plus de 25.000 mines ont été détruites. A ce jour, plus de 2.700 survivants d'explosions de mines ont été traités.

« En tant qu'Etat partie, le Soudan du Sud a le droit de demander aux autres Etats parties de l'aider dans le déminage et à répondre aux besoins des victimes d'explosions de mines antipersonnel », a dit Gazmend Turdiu.

Avec l'adhésion du Soudan du Sud à la Convention, il y a presque une adhésion universelle à ce traité historique en Afrique sub-saharienne, où tous les pays sauf la Somalie, ont adhéré. L'adhésion du Soudan du Sud sera probablement suivie par celles de la Finlande et de la Pologne qui ont indiqué qu'ils prenaient des mesures pour adhérer au traité. En septembre, Tuvalu est devenu le 157ème Etat à adhérer la Convention.

La Convention a été adoptée à Oslo en 1997 et signée la même année à Ottawa. Elle est entrée en vigueur en 1999. À ce jour, 158 États sont parties à la Convention et 153 d'entre eux ne possèdent plus de stocks de mines. Plus de 44,5 millions de mines ont été détruites par les États parties.

En outre, 34 des 50 Etats qui ont produit par le passé des mines antipersonnel sont désormais soumis à l'interdiction de production imposée par la Convention. La plupart des autres États ont instauré un moratoire sur la production et/ou le transfert de mines.


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