Le Conseil de sécurité renforce sa stratégie de consolidation de la paix

31 octobre 2011 – Lors d'une session au Conseil de sécurité sur la stabilité et la paix, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies à l'appui à la consolidation de la paix, Judy Cheng-Hopkins, a détaillé lundi les progrès enregistrés depuis les recommandations faites par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, d'envoyer de hauts responsables de l'ONU sur le terrain immédiatement après la fin des conflits.

« C'est une pratique commune entre le Département des affaires politiques et le Département des opérations de maintien de la paix qui permet de sauvegarder au mieux la dynamique des efforts entrepris. L'identification par les États Membres et les Nations Unies de l'objectif commun d'une amélioration de l'expertise civile au sein des opérations de consolidation de la paix est une avancée dans ce domaine, » a déclaré la Sous-Secrétaire générale devant le Conseil de sécurité.

Mme Cheng-Hopkins a souligné que l'une des priorités les plus urgentes est d'explorer les modalités d'un élargissement du champ de déploiement du personnel mis à disposition par les gouvernements. L'examen des tâches accomplies par l'ONU dans le domaine de la consolidation de la paix mené par le Comité politique du Secrétaire général a rappelé la nécessité d'un engagement tangible et pérenne des États Membres.

Mme Cheng-Hopkins a ensuite indiqué que les ressources naturelles dans les États fragiles étaient un facteur clef dans l'éclatement des conflits, avant de souligner que le trafic de stupéfiants était l'autre thématique essentielle dans la consolidation de la paix, tant il représente une menace pour la paix. Elle a ajouté que le Secrétaire général avait établi une Équipe sur la criminalité transnationale organisée afin de renforcer les capacités des Nations Unies dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

« L'une des priorités de l'agenda du Secrétaire général était de renforcer le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, avant de détailler les progrès enregistrés dans ce domaine », a rappelé Mme Cheng-Hopkins, qui a fait observer que l'intégration de la dimension sexospécifique s'est accrue dans les processus de règlement des conflits, de même que la participation de femmes dans les viviers de médiateurs.

La Sous-Secrétaire générale s'est ensuite félicitée des progrès en matière d'état de droit, en précisant qu'un meilleur appui juridique avait été fourni aux femmes, notamment au Burundi et en Somalie. Des tribunaux spéciaux ont en outre été mis en place au Libéria. Mme Cheng-Hopkins a attiré l'attention sur les domaines dans lesquels les efforts devraient être accrus, en particulier pour faire participer plus activement les femmes dans les processus de reconstruction économique et la nomination de davantage de médiatrices dans les processus de paix.

« Aucune femme n'a été nommée envoyée spéciale ou médiatrice en chef par les Nations Unies l'année dernière », a-t-elle déploré. Elle a ensuite rappelé l'objectif d'allouer 15% du budget de maintien de la paix à des projets de promouvant l'égalité des sexes. En conclusion, elle a souligné que l'agenda des Nations Unies pour la consolidation de la paix avait permis des avancées concrètes sur le terrain, en se félicitant qu'une approche davantage similaire à celle du secteur privé avait été mise en place.


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