L'ONU souligne la valeur et la vulnérabilité du patrimoine audiovisuel

Les Archives des films d’histoire des Nations Unies.

27 octobre 2011 – A l’occasion de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel, les Nations Unies ont insisté jeudi sur l’importance de préserver ce patrimoine, notant la vulnérabilité des enregistrements sonores et des images en mouvement qui peuvent être détruits en un instant.

« Le cinéma, la télévision et la radio font partie de notre patrimoine commun. Ce sont des supports de l’identité culturelle d’un peuple, mais d’innombrables trésors documentaires ont disparu depuis l’invention de ces technologies audiovisuelles qui facilitent le partage des expériences, de la créativité et du savoir entre les peuples », a déclaré la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, dans un message.

Selon Mme Bokova, « la protection du patrimoine audiovisuel requiert la mise en place de mesures de sauvegarde appropriées, elle suppose aussi la formation et le soutien aux professionnels des archives, des bibliothèques et des institutions spécialisées ».

« J’invite aujourd’hui tous les partenaires et collaborateurs de l’UNESCO à redoubler d’efforts pour assurer la protection de ce patrimoine documentaire unique, et pour l’aider à tenir toutes ses promesses éducatives et culturelles », a-t-elle ajouté.

L’UNESCO a adopté le 27 octobre pour célébrer la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel afin d’attirer l’attention internationale sur les enjeux dans ce domaine. La célébration de cette Journée est placée cette année sous le thème « Patrimoine audiovisuel : voir, entendre, apprendre ».

Emblématique du XXe siècle, le patrimoine audiovisuel peut disparaître à tout jamais par négligence ou en raison de la dégradation naturelle et de l’obsolescence technologique.

Selon Mme Bokova, la protection de ces documents est un impératif culturel et éducatif. C’est l’un des aspects centraux du programme phare de l’UNESCO, Mémoire du monde, qui assure la protection du patrimoine documentaire de l’humanité, sur tous les supports.

De nombreux documents audiovisuels ont déjà pu être inscrits sur le registre de la Mémoire du Monde : « l’histoire de Kelly Gang » (le premier long-métrage de fiction), l’ensemble de la production originale cinématographique des frères Lumière, ou encore les « Archives vivantes de la lutte pour la libération», un documentaire unique sur le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud.

A New York, les archives audiovisuelles de l’ONU contiennent 80.000 heures d’enregistrements sonores sur 70.000 cassettes et disques et 37.700 heures de films et de vidéos sur 25.000 bobines de film et 32.000 cassettes vidéo. Les archives conservent également 800.000 photos. Plus de 9.000 heures d’enregistrements sonores et vidéo et des milliers de nouvelles photos sont ajoutés chaque année aux archives.


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