Lutte contre la désertification : une bonne gestion des terres est importante - ONU

17 octobre 2011 – Les défis mondiaux tels que la pauvreté, la santé et les questions liées à l'environnement ne pourront pas être résolus sans le rétablissement de terres productives. Tel était le message d'une rencontre de haut niveau lundi en marge de la dixième session de la Conférence des parties (COP10) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.

« La terre est un bien précieux qui soutient la vie dans toute sa diversité. Nous savons tous que la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse sont des forces destructrices. Alors que nous tentons de lutter contre ce phénomène, 12 millions d'hectares, une superficie supérieure à celle de la République de Corée, se dégradent chaque année. Cela relève de notre responsabilité de ne pas faire une utilisation non durable des terres, » a rappelé le Premier ministre de la République de Corée Kim Hwang-sik lors de son discours d'ouverture.

Dans un message vidéo diffusé lors de la conférence, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a déclaré que « si nous protégeons, restaurons et gérons convenablement les terres, nous pourrons faire face à de nombreux défis simultanément, tels que la pauvreté, la sécurité alimentaire et énergétique, la perte de la biodiversité, les changements climatiques, la migration forcée et l'instabilité géopolitique. »

« Ces questions sont liées. Les enjeux sont grands et nous devons donc travailler ensemble pour faire de l'utilisation intelligente des terres une pierre angulaire du développement durable », a-t-il ajouté.

De nombreuses questions liées à la reconstitution des terres sont abordées lors de la conférence, y compris l'identification d'indicateurs qui permettent de mesurer les liens entre la pauvreté, la dégradation des terres, la gestion durable des terres et la sécurité alimentaire. Dans les 25 années à venir, la dégradation des terres pourrait faire baisser la production agricole de 12% ce qui entraînerait une augmentation des prix des denrées alimentaires de 30%.

« Nul ne souhaite que le 21ème siècle soit celui des crises alimentaires et humanitaires récurrentes, » a dit Sha Zukang, le Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, ou Rio+20, qui aura lieu l'année prochaine à Rio de Janeiro au Brésil.

« Si nous arrivons à un accord sur une feuille de route pour une économie verte lors de la conférence Rio+20, nous pourrons obtenir la sécurité alimentaire avec une agriculture durable, » a-t-il expliqué.

Le Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, Luc Gnacadja, a rappelé que la pauvreté, l'insécurité alimentaire et la famine sont les fléaux des populations affectées par la désertification. « Les terres dégradées signifient des vies dégradées. Mais les terres dégradées ne sont pas perdues, elles sont malades et doivent être soignées, » a-t-il remarqué.


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