Autonomiser les femmes en zones rurales peut réduire la faim – Ban Ki-moon

Une agricultrice au Libéria.

14 octobre 2011 – Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé vendredi la communauté internationale à garantir que les femmes des zones rurales aient le même accès aux ressources productives que les hommes ce qui aurait pour conséquence directe la diminution de 150 millions le nombre de personne souffrant de la faim.

« Malgré les lourdes responsabilités qui pèsent sur les femmes en zones rurales, elles sont privées de l'accès égal aux opportunités et aux ressources. Cela empêche leur autonomisation et retarde le développement », a déclaré le Secrétaire général avant la célébration de la Journée internationale des femmes en zones rurales qui aura lieu samedi.

De récentes études de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) montrent que plus de 100 millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté si les femmes en zones rurales avaient le même accès aux ressources productives que les hommes. La productivité des exploitations agricoles féminines pourrait augmenter de 30% et le nombre de personnes souffrant de la faim pourrait baisser de 17%, ce qui se traduirait par une amélioration de la situation pour 150 millions d'individus.

Actuellement, la FAO estime que le nombre de personnes souffrant de la faim à plus d'un milliard de personnes.

« Les bénéfices pourraient se répercuter sur les enfants de ces femmes qui auraient un meilleur accès à la santé, à l'éducation et à une meilleure nutrition. Nous savons comment arriver à engranger ces gains : Nous devons investir dans l'autonomisation des femmes en zones rurales, éliminer les discriminations dont elles font l'objet dans la loi et la pratique, assurer que les politiques répondent à leurs besoins, leur donner un accès égal aux ressources et les inclure dans les décisions, » a expliqué Ban Ki-moon.

« Ces mesures pourraient faire avancer le développement durable, l'un des grands impératifs du 21ème siècle. Alors que nous préparons la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui aura lieu l'année prochaine à Rio, n'oublions pas que les femmes en zones rurales recèlent d'un énorme potentiel largement inexploité, » a-t-il poursuivi.

Le Secrétaire général a noté qu'études après études, il est démontré que les femmes en zones rurales sont cruciales pour éliminer la faim, la malnutrition et la pauvreté, en tant qu'agricultrices, de nourrices, d'entrepreneurs et d'éducatrices qui sont capables de contribuer à la sécurité alimentaire et la croissance économique dans les zones les plus reculées de la terre.

Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a lui aussi souligné la contribution cruciale des femmes en zones rurales.

« Il faut redoubler d'efforts pour exploiter la contribution des femmes dans le développement. Actuellement il existe une grande différence entre les hommes et les femmes dans le domaine de l'agriculture, qui est largement dû au fait que les femmes ont plus de difficultés à avoir accès aux terres, aux technologies modernes et aux financements. Si les femmes agricultrices bénéficiaient de plus d'égalité de droits et de davantage d'opportunités, des millions de personnes seraient mieux nourris, » a-t-il conclu.


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