Libéria : l'ONU juge crucial le renforcement du secteur de la sécurité

Ellen Margrethe Løj.

13 septembre 2011 – La Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU au Libéria, Ellen Margrethe Loj, a estimé mardi devant le Conseil de sécurité que le gouvernement du Libéria et la communauté internationale devront continuer de renforcer le secteur de la sécurité libérien pour consolider huit années de progrès et assurer un transfert sans heurt des responsabilités en la matière.

Alors que le Libéria est sur le point d'organiser le 11 octobre prochain son deuxième scrutin démocratique depuis la fin du conflit en 2003, la Représentante spéciale a estimé que le succès des élections sera d'une importance capitale pour la consolidation des progrès considérables que le pays a enregistrés depuis huit ans.

Mme Loj, qui présentait le vingt-troisième rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations au Libéria (MINUL), a félicité le peuple libérien pour ce qu'il a réalisé dans la consolidation de la paix et l'édification d'une société démocratique. Elle a rappelé qu'il s'agit là de la plus longue période de stabilité depuis 30 ans.

Dans son rapport, le Secrétaire général revient sur un nombre considérable de lacunes en matière de sécurité nationale qu'il faudra combler pour permettre un transfert sans accroc des responsabilités. Il se dit préoccupé par le rythme d'application des recommandations de la Commission Vérité et Réconciliation, compte tenu en particulier du rôle vital que la réconciliation aura à jouer dans l'instauration d'une paix durable.

Lors de son exposé devant le Conseil de sécurité, la Chef de la MINUL a salué l'adoption en août dernier de la loi sur la sécurité nationale visant un secteur mieux structuré. Elle a noté que le pays a continué de se redresser économiquement comme en témoigne l'augmentation considérable des investissements étrangers.

Mme Loj s'est félicitée aussi du bon déroulement du référendum du 23 août dernier sur quatre amendements à apporter à la Constitution, dont trois concernaient le processus électoral en cours. Bien que les quatre amendements aient été rejetés, la Chef de la MINUL a estimé que ce référendum a été une séance de répétition critique pour la Mission et la Commission électorale nationale, avant les élections du 11 octobre 2011.

Mettant l'accent sur l'impact de la crise ivoirienne, elle a précisé que le Libéria abrite toujours 170.000 réfugiés et que des Ivoiriens continuent de traverser la frontière par crainte de représailles. Elle a parlé du lancement le 30 août dernier, du Plan d'urgence humanitaire révisé estimé à 166 millions de dollars pour couvrir les besoins jusqu'à la fin de l'année. Elle a souligné la qualité de la collaboration entre les Missions des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et au Libéria (MINUL) qui travaillent à l'amélioration de la surveillance des 700 kilomètres de frontières entre les deux pays.


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