L'ONU lance le concours pour un monument dédié aux victimes de l'esclavage

Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO.

23 août 2011 – A l'occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition qui est commémorée le 23 août de chaque année, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a lancé officiellement le concours international pour l'édification d'un monument commémoratif au siège des Nations Unies à New York.

« L'UNESCO est fière de participer à cette initiative lancée par le Secrétaire général des Nations Unies. Ce monument, érigé au siège même des Nations Unies à New York, sera le symbole de la reconnaissance universelle que cette tragédie n'est pas seulement celle des Africains et des Afro-descendants mais qu'elle touche l'ensemble de l'humanité », déclare la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, dans un message.

Initiée par l'UNESCO en 1998, la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition rend hommage chaque année aux millions d'hommes, de femmes et d'enfants victimes de l'esclavage. Elle inscrit dans la mémoire de tous les peuples du monde la révolte des esclaves de Saint Domingue, (aujourd'hui Haïti et République dominicaine), dans la nuit du 22 au 23 août 1791. Cette révolte a joué un rôle déterminant dans l'abolition de l'une des plus extrêmes violations des droits de l'homme dans l'histoire de l'humanité.

« La traite négrière transatlantique compte parmi les plus extrêmes violations des droits de l'homme à travers l'histoire. La durée, l'étendue et l'ampleur de cette entreprise de déshumanisation ont conduit à sa condamnation unanime », rappelle Mme Bokova.

L'UNESCO joue un rôle de premier plan dans la compréhension et la reconnaissance de cette histoire avec son projet de la « Route de l'esclave », créé en 1994 et à travers lequel l'Organisation travaille à briser le silence autour de la traite et de l'esclavage.

La commémoration revêt cette année une importance particulière. 2011 est l'année du dixième anniversaire de la conférence mondiale de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance, qui a reconnu le commerce des esclaves comme un crime contre l'humanité.

2011 est aussi l'Année internationale des personnes d'ascendance africaine. « Elle nous appelle à réfléchir aux conséquences d'une entreprise abjecte qui a contribué à façonner le visage des sociétés modernes, dans toutes les régions du monde, et dont l'histoire peut aider à nourrir la réflexion sur nos sociétés multiculturelles et multiethniques », souligne la Directrice générale de l'UNESCO.


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