FAO : les phénomènes météorologiques extrêmes menacent les forêts

9 août 2011 – Les phénomènes météorologiques extrêmes et les catastrophes naturelles menaceront de plus en plus les forêts du monde dans les années à venir, ce qui va demander une coopération régionale et internationale accrue, a averti mardi le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF).

Le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF) réunit 14 organisations internationales et secrétariats de conventions ayant un programme de travail sur les forêts.

Son avertissement a été émis au moment où la FAO publie un nouveau rapport sur les perturbations météorologiques et leurs conséquences sur la santé des forêts. 4000 phénomènes météorologiques extrêmes comme les cyclones, les inondations, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques ou encore les feux de forêts de grande ampleur ont été répertoriés entre 2000 et 2009. Depuis peu, ces phénomènes incluent également ceux créés par l'homme comme les contaminations radioactives ou encore les déversements de pétrole.

« Les perturbations vont augmenter en intensité, en fréquence et en nombre. Une gestion forestière adéquate qui englobe l'ensemble des secteurs et des acteurs est essentielle pour protéger les ressources forestières mondiales. Puisque les perturbations météorologiques ne respectent pas les frontières, une coopération régionale et internationale est absolument nécessaire », a déclaré le Sous-directeur général pour le Département des forêts de la FAO, Eduardo Rojas-Briales.

Parmi les moyens de renforcer la capacité de résistance des forêts est de diversifier les espèces, l'utilisation de brise-vents et de modes de culture mixtes. De nombreux exemples récents de perturbations météorologiques ont montré les coûts économiques et humains énormes qu'elles engendrent. Une mauvaise condition des forêts augmente le risque de glissements de terrain, d'inondations ou d'autres phénomènes accompagnant les tempêtes ou les tsunamis, aggravant les conséquences pour les personnes affectées.

Des observations faites aux Maldives ont montré que les forêts côtières sont plus résistantes face aux tsunamis lorsqu'elles sont naturellement diverses en espèces. Les dunes de sable, les mangroves et les barrières de corail aident à réduire la force des tsunamis et retiennent la terre et préservent des conditions qui permettent la biodiversité.

« La réhabilitation de mangroves fait partie des efforts pour assurer qu'à l'avenir des tsunamis ou autres phénomènes météorologiques extrêmes seront moins dévastateurs pour les communautés que les événements tragiques de l'océan Indien de 2004 », a expliqué le Directeur exécutif de l'Organisation internationale des bois tropicaux, Emmanuel Ze Meka.

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), va publier un rapport spécial en novembre sur la gestion des risques d'événements extrêmes et des catastrophes pour faire progresser l'adaptation au changement climatique. Ce rapport a pour ambition de devenir une référence pour les décideurs politiques pour mettre en place une gestion de risques plus efficace.


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