L’éducation ne doit pas subir de coupes budgétaires - expert de l’ONU

6 juillet 2011 – Le Rapporteur spécial sur le droit à l'éducation, Kishore Singh, a appelé mercredi les gouvernements à ne pas effectuer de coupes budgétaires dans le budget de l'éducation même en tant de crise. Il a aussi plaidé pour que les dirigeants du monde reconnaissent l'éducation comme un droit fondamental devant être protégé des difficultés économiques.

« L'éducation est un droit fondamental qui doit être protégé des turbulences », a déclaré mercredi M. Singh à l'occasion de la rencontre annuelle de haut niveau du Conseil économique et sociale des Nations Unies (ECOSOC), à Genève, en Suisse.

« Les budgets nationaux doivent augmenter et soutenir les investissements dans l'éducation. Réduire le soutien international et national à ce secteur dans les périodes de crises économiques peut affecter le destin de toute une génération », a-t-il ajouté.

Selon les dernières estimations de l'ONU, 67 millions d'enfants dans le monde ne sont pas scolarisés. Pour l'expert, il est décevant de voir dans certains pays les dépenses militaires continuer et les dépenses en faveur de l'éducation diminuer.

« Etant donné le rôle central de l'éducation dans la promotion du développement, il est également décevant de voir l'aide internationale continuer d'être en dessous des besoins nécessaires pour combler le manque de fonds dans les pays à faible revenus », a souligné M. Singh.

« Reconnaître l'éducation comme un droit fondamental est vital pour garantir les progrès adéquats vers la réalisation des objectifs de l'initiative 'Education pour tous' pour lesquels plus de 160 pays se sont engagés en 2000. Garantir l'accès universel à l'éducation primaire de bonne qualité n'est pas un simple choix politique mais une obligation des droits de l'homme », a-t-il conclu.


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