L’ECOSOC ouvre sa session de fond à Genève

Le Président de l’ECOSOC, Lazarous Kapambwe.

4 juillet 2011 – Le Conseil économique et social (ECOSOC), principal organe de coordination des activités économiques et sociales de l’ONU, a ouvert lundi sa session de fond de 2011, qui se tient jusqu’au 29 juillet au Palais des Nations à Genève.

Le Conseil a commencé par le segment de haut niveau de sa session, qui doit se dérouler jusqu’au 8 juillet et qui est consacré cette année à la mise en œuvre des objectifs arrêtés et des engagements pris sur le plan international en matière d’éducation.

Dans sa déclaration d’ouverture, le Président de l’ECOSOC, Lazarous Kapambwe, a souligné que beaucoup reste à faire pour que se concrétise le potentiel de chaque enfant, de chaque femme et de chaque homme en matière du droit à une éducation de qualité. La mauvaise qualité de l’enseignement demeure problématique, et les formations ne correspondent souvent pas aux besoins.

Le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Joseph Deiss, a estimé que l’éducation était "essentielle à la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. C’est un vecteur majeur pour le changement social et l’autonomisation des femmes. L’impact positif de l’éducation sur la réduction de la pauvreté, sur la santé et, plus généralement, sur l’ensemble des Objectifs du millénaire pour le développement est solidement établi."

"Dans de nombreux pays, de grands progrès ont été faits pour la scolarisation primaire des enfants, mais dans les pays les moins avancés, dans les petits Etats en développement insulaires et enclavés, et dans les pays qui sortent d’un conflit, beaucoup reste encore à faire", a-t-il ajouté.

Selon lui, il est fondamental que "dans la discussion d’un thème qui est aussi vaste et qui est traité également dans d’autres instances internationales l’ECOSOC donne une attention particulière aux aspects économiques et sociaux de l’éducation."

Le Président de l’Assemblée générale a par ailleurs souligné que le G20 a montré sa capacité à gérer de manière coordonnée et rapide la crise économique et financière de 2008. Mais l’efficacité ne fait pas forcément la légitimité, à cet égard, l’ECOSOC, garant de la légitimité, doit s’imposer comme le lieu où les acteurs de la gouvernance économique mondiale doivent venir rendre des comptes.

Pour sa part, la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Asha-Rose Migiro, a relevé que la dynamique de l’éducation de par le monde semble se ralentir à bien des égards. Les États membres et le système des Nations Unies doivent donc œuvrer de concert en élaborant des recommandations politiques plus concrètes. Contrairement à la vaccination, dont les effets sont immédiats, il faut des années pour engranger les dividendes des investissements en matière d’éducation.

Le jeudi 7 juillet, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’adressera au Conseil devant lequel il présentera officiellement le "Rapport 2011 sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)", qui contient de nouvelles données sur les principaux succès et défis existants en termes de réalisation des OMD d`ici 2015.


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