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L'ONU lance une campagne pour améliorer l'assainissement d'ici à 2015

21 juin 2011 –
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et le Directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Anthony Lake, ont lancé mardi une campagne quinquennale qui vise à renforcer l'assainissement dans les pays en développement afin de réduire la mortalité infantile.

« Chaque jour, 5.000 enfants meurent de la diarrhée. C'est la seconde cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. Les dégâts doivent cesser », a déclaré Ban Ki-moon lors du lancement de cette initiative intitulée « L'assainissement durable : campagne quinquennale jusqu'en 2015 ».

L'assainissement est « étroitement lié à la malnutrition qui cause plus de la moitié des décès des enfants de moins de cinq ans », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon et Anthony Lake étaient accompagnés du Ministre ougandais de l'eau, de l'assainissement et de l'environnement, Maria Mutagamba, et le Prince d'Orange, Willem-Alexander, pour lancer cette campagne mardi au siège de l'ONU à New York.

« C'est un enjeu d'équité », a souligné Anthony Lake. « De nombreuse communautés n'ont pas seulement accès à des infrastructures d'assainissement inadéquates. Elles n'ont pas d'accès du tout », a-t-il ajouté.

Le chef de l'UNICEF a indiqué que l'amélioration de l'assainissement permet aussi de mieux protéger les femmes et les jeunes filles qui peuvent être prises pour cible lorsqu'elles sont seules dehors.

« Fournir des toilettes privées aide également les filles à rester à l'école, va leur permettre de gagner plus d'argent et de casser le cycle de la pauvreté », a conclu Anthony Lake.

Plus de 1,1 milliard d'individus n'ont pas d'installations d'assainissement et défèquent dehors. Selon l'UNICEF, l'eau insalubre, le manque d'assainissement et d'hygiène sont les principales causes de la diarrhée qui tue chaque année au moins 1,2 million d'enfants de moins de cinq ans.

En améliorant l'assainissement, il possible de réduire de 40% les maladies liées à la diarrhée.

Ban Ki-moon estime aussi qu'avoir des infrastructures d'assainissement adéquate « peut accélérer nos efforts pour combattre le VIH/Sida et le paludisme, simplement parce que les populations qui vivent dans de meilleurs conditions d'hygiènes sont mieux préparées à affronter d'autres maladies. Améliorer l'assainissement peut contribuer à tous nos objectifs du développement ».

« L'assainissement est un problème sensible. C'est un sujet impopulaire. Peut-être que cela explique pourquoi la crise de l'assainissement n'a pas trouvé de réponses adéquates. Cela doit changer. Il est temps de mettre l'assainissement et l'accès aux toilettes au centre de nos discussions sur le développement », a-t-il conclu.

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