L'ONU appelle les pays à agir sans attendre pour adopter une économie verte

Economie verte.

2 juin 2011 – A l'occasion d'un débat thématique sur l'économie verte organisée jeudi par l'Assemblée générale des Nations Unies, le Président de cette Assemblée, Joseph Deiss, et la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Asha-Rose Migiro, ont invité les Etats membres à mettre en œuvre des politiques nationales et une coopération internationale pour parvenir à un développement durable.

Ce débat thématique, intitulé « L'économie verte, une passerelle vers le développement durable », était organisé dans la perspective du Sommet de Rio+20 sur le développement durable en 2012.

« Nous ne pouvons plus attendre pour agir », a déclaré Joseph Deiss. Il a souligné l'importance de l'économie verte dans un contexte de développement durable et de lutte contre la pauvreté, deux thèmes centraux dans le cadre de la préparation du Sommet de Rio+20, et a rappelé le contexte des derniers mois marqués par des catastrophes montrant la vulnérabilité de l'approvisionnement énergétique.

La Vice Secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro, a insisté pour sa part sur les changements à effectuer pour parvenir à une économie verte et s'est interrogée sur la volonté de chacun à changer les comportements et mobiliser des ressources politiques « afin de faire du développement durable une réalité ».

« Notre développement doit être équitable et durable », a dit le Président de l'Assemblée. « La question fondamentale c'est de savoir si nous tous, sur cette planète, allons être capables de faire preuve de sagesse et d'adopter des comportements qui préviendront la catastrophe. »

Joseph Deiss a noté qu'on connaissait les principales caractéristiques de l'économie verte, « qui implique de découpler la croissance économique de l'utilisation des énergies fossiles et des ressources non renouvelables » et qui demande de développer des « technologies propres, des biens et des services verts ». Pour y parvenir, « l'élément central est que les prix donnent des signaux qui soient corrects et qui incitent à des comportements respectueux de l'environnement ».

Il a appelé les Etats à agir, car il faut selon lui « combiner les instruments de marché avec des réglementations, des normes et des mesures pour stimuler la recherche et le développement ». « Les approches fondées sur des mécanismes de marché, comme les subventions, les taxes environnementales, et les droits de polluer vont jouer un rôle essentiel », a-t-il dit. Asha-Rose Migiro a souligné que « l'économie verte devait être pensée sur mesure selon les contextes nationaux ».

Joseph Deiss et Asha-Rose Migiro ont déclaré que l'économie verte devait être mise au service du développement. « C'est aussi la possibilité de faire un saut technologique et d'adopter directement des technologies plus propres, sans refaire les erreurs des pays développés », a déclaré le Président de l'Assemblée.

Pour y parvenir, « il faut une action ferme et résolue de la coopération internationale », a encore souligné Joseph Deiss. « Nous avons besoin d'un système de gouvernance environnementale au niveau global », a-t-il dit.

La Vice Secrétaire générale a enfin noté que « le développement durable était l'une des priorités majeures du Secrétaire général », Ban Ki-moon. « Lui et moi sommes déterminés à assurer que les Nations Unies travailleront dans un seul et même élan pour soutenir les préparatifs de la Conférence de Rio+20 », a-t-elle conclu.

Jeudi, au siège de l'ONU à New York, s'est déroulée également une réunion organisée par le Département des affaires économiques et sociales de l'ONU visant à renforcer les partenariats public-privé pour accélérer le déploiement de la technologie de l'énergie électrique à l'échelle mondiale.


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