Ban Ki-moon appelle les pays les moins avancés à renforcer leurs économies

8 mai 2011 – A l'occasion de la Conférence de l'ONU sur les Pays les moins avancés (PMA) qui se tient à Istanbul la semaine prochaine, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a encouragé dimanche les dirigeants des pays les plus pauvres de la planète à envoyer un message politique fort au reste du monde sur l'importance d'investir dans leurs économies.

« La priorité pour le nouveau programme d'action est de construire des économies fortes qui peuvent résister aux chocs économiques », a déclaré Ban Ki-moon à Istanbul, en Turquie, devant les représentants des Pays les moins avancés.

Lundi s'ouvrira la quatrième Conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés (Conférence PMA IV), qui rassemblera durant une semaine, à Istanbul, en Turquie, plus de 20 chefs d'État, des parlementaires, des représentants du secteur privé, ainsi que des hauts responsables d'organisations internationales.

48 Chefs d'État et de Gouvernement ont confirmé qu'ils prendraient part aux travaux de la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés. 24 Chefs de secrétariats et d'agences du système des Nations Unies seront également présents.

L'objectif des négociateurs des 48 États inscrits sur la liste de la catégorie des « pays les moins avancés » (PMA), dont 33 se trouvent en Afrique, 14 en Asie et un (Haïti) dans la région Amériques, est d'obtenir du reste de la communauté internationale de nouvelles mesures leur permettant de construire et de développer les infrastructures. Pour y arriver, les PMA devront réaliser des progrès en matière de réformes économiques, de gouvernance et de mobilisation de ressources au niveau national.

La semaine prochaine, les PMA devront d'accorder sur les mesures communes et les réformes à mettre en œuvre pour stimuler les investissements dans leurs pays.

Le Chef de l''ONU a notamment souligné l'importance de créer les conditions adéquates pour que des opportunités d'emplois décents soient offertes sur le marché du travail.

« Cela signifie aussi que la société civil et le secteur privé puissent opérer de manière sûre. Cela signifie aussi l'extension des services de base tels que l'éducation, la santé, les infrastructures et les services de protection sociale notamment en matière de sécurité nutritionnelle », a expliqué le Secrétaire général.

« Pour réaliser cela, vous aurez besoins de nouer des relations avec un grand nombre de partenaires : les donateurs traditionnels, les économies émergentes et le monde du commerce mondial », a-t-il ajouté.

Les PMA souffrent de la pauvreté extrême, qui touche 50% de la population, et leurs populations sont victimes des effets de maladies mortelles et de ceux des changements climatiques. Ces pays restent en outre très vulnérables aux chocs politiques ou économiques externes.

« Nous espérons qu'après la Conférence d'Istanbul, il sera évident que faire du commerce avec les Pays les moins avancés ce n'est pas faire de la charité mais c'est un choix un sage et profitable », a insisté le chef de l'ONU.

« Même si nous quittons Istanbul avec un programme global d'action, il n'y aura aucune minute à perdre. Les promesses faites ici à Istanbul doivent devenir des promesses tenues », a-t-il conclu.

Plus tôt dans la journée, Ban Ki-moon a rencontré séparément le Premier ministre du Népal, Jhalal Nath Khanal, et le Président afghan, Hamid Karzai.


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