Ban Ki-moon appelle à investir plus dans les économies des pays les moins avancés

La hausse des prix alimentaires frappe les plus pauvres.

6 mai 2011 – A deux jours de la Conférence de l'ONU sur les Pays les moins avancés, qui se déroulera la semaine prochaine à Istanbul, en Turquie, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé la communauté internationale et le secteur privé à investir davantage dans les économies des pays les plus pauvres de la planète.

« Investir dans les Pays les moins avancés est une opération gagnant-gagnant pour tous : les donateurs traditionnels, les économies émergentes, le secteur privé et le plus important pour un milliard de personnes qui méritent de jouir de leur droit et au progrès social ainsi que de bénéficier de meilleurs standards de vie », a déclaré vendredi, Ban Ki-moon dans une tribune publiée conjointement avec le président de Turquie, Abdullah Gul, et le Premier ministre népalais, Jhala Nath Kanal, dans le journal turc Today Zamman's.

« Les Pays les moins avancés ne vont pas échapper à leur vulnérabilité facilement. Les changements climatiques posent de graves défis », a-t-il dit en précisant que « les prix des denrées alimentaires représentent aussi un défi ».

Lundi s'ouvrira la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (Conférence PMA IV), qui rassemblera durant une semaine, à Istanbul, en Turquie, plus de 20 chefs d'État, des parlementaires, des représentants du secteur privé, ainsi que des hauts responsables d'organisations internationales.

48 Chefs d'État et de Gouvernement ont confirmé qu'ils prendraient part aux travaux de la Quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés. 24 Chefs de secrétariats et d'agences du système des Nations Unies seront également présents.

L'objectif des négociateurs des 48 États inscrits sur la liste de la catégorie des « pays les moins avancés » (PMA), dont 33 se trouvent en Afrique, 14 en Asie et un (Haïti) dans la région Amériques, est d'obtenir du reste de la communauté internationale de nouvelles mesures leur permettant de construire et de développer les infrastructures. Pour y arriver, les PMA devront réaliser des progrès en matière de réformes économiques, de gouvernance et de mobilisation de ressources au niveau national.

Grâce à des taux de croissance qui sont supérieurs à ceux atteints par les pays émergents au cours de la décennie écoulée, à la possession d'une part substantielle des ressources naturelles stratégiques mondiales (pétrole, métaux, minéraux et terres cultivables), ainsi qu'à une jeune main-d'œuvre et à un pouvoir d'achat croissant, les PMA éveillent les intérêts du secteur privé. Une foire commerciale sera d'ailleurs organisée à Istanbul à l'occasion de la tenue de la Conférence PMA IV, ainsi qu'un forum du secteur privé, et un sommet des chefs d'entreprises sur les opportunités que présentent les PMA pour le monde des affaires.

Les PMA souffrent de la pauvreté extrême, qui touche 50% de la population, et leurs populations sont victimes des effets de maladies mortelles et de ceux des changements climatiques. Ces pays restent en outre très vulnérables aux chocs politiques ou économiques externes.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Les investissements dans les pays les moins avancés devraient se concentrer sur l'emploi

En savoir plus





Coup de projecteur