L'ONU commémore la catastrophe nucléaire de Tchernobyl

26 avril 2011 – A l'occasion du 25eme anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl commémoré mardi 26 avril, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à ne pas oublier les personnes qui ont souffert et continuent de souffrir de cette catastrophe. Afin d'éviter ce type d'accident, le chef de l'ONU a proposé un plan d'action pour améliorer la sûreté nucléaire.

Lors d'une cérémonie organisée au siège de l'ONU à New York, le Secrétaire général a fait sonner la cloche de la paix. Une séance commémorative spéciale a également eu lieu à l'Assemblée générale de l'ONU avec pour thème le renforcement de la coopération internationale et la coordination des efforts déployés pour étudier le plus possible les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

« En ce 25eme anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le pire accident nucléaire de l'histoire, nous nous souvenons de l'héroïsme des pompiers et des urgentistes ; la souffrance de millions de personnes qui ont dû quitter ces régions contaminées et celles qui vivent toujours dans les régions affectées notamment au Bélarus, en Russie et en Ukraine », a déclaré dans un message Ban Ki-moon.

« Leur sacrifice ne doit jamais être oublié, leurs souffrances ne doivent jamais rester sans réponses », a ajouté le Secrétaire général, qui s'est rendu sur le site de la catastrophe la semaine dernière.

Survenue le 26 avril 1986, la catastrophe de Tchernobyl, dans l'ex-République soviétique d'Ukraine, a été le pire des accidents jamais survenus dans une centrale nucléaire. Un nuage radioactif a été propulsé dans l'atmosphère au-dessus d'une grande partie de l'ouest de la Russie et de l'Europe et déraciné plus de 200.000 personnes qui vivaient aux environs immédiats de la centrale.

Le 19 avril 2011, lors d'un Sommet sur la sûreté et l'usage innovant de l'énergie nucléaire à Kiev, Ban Ki-moon a proposé cinq mesures pour renforcer la sûreté nucléaire à travers le monde.

Pour le chef de l'ONU, il est nécessaire d'effectuer un examen complet des normes actuelles de sûreté nucléaire, à la fois aux niveaux national et international. Selon lui, la responsabilité première d'assurer la sécurité des installations nucléaires incombe aux gouvernements. Ceux-ci doivent adopter des mesures appropriées pour mettre en œuvre les critères de sûreté les plus élevés possibles, en investissant dans la formation du personnel, en utilisant des systèmes d'assurance-qualité fiables et des systèmes de surveillance indépendants et en faisant preuve de davantage de transparence.

Le Secrétaire général a également appelé à renforcer le soutien apporté à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en matière de développement et de mise en œuvre des critères les plus élevés de sûreté nucléaire

Au regard de la récente catastrophe à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, il a estimé que la question des catastrophes naturelles et de la sûreté nucléaire devait être examinée. « Les centrales nucléaires doivent pouvoir supporter aussi bien des tremblements de terre que des tsunamis, des incendies ou des inondations. Il faut assurer une meilleure préparation à la gestion des catastrophes tant dans les pays riches que pauvres », a précisé Ban Ki-moon.

Il a insisté sur l'importance de la recherche et de l'analyse des coûts et des avantages de l'énergie nucléaire. Pour que l'énergie nucléaire continue d'être une ressource importante pour de nombreux pays, elle doit être considérée comme sûre.

Enfin, le chef de l'ONU préconise la consolidation du lien entre sûreté nucléaire et sécurité nucléaire, afin que les deux se renforcent mutuellement.

A l'occasion de la commémoration de la catastrophe de Tchernobyl, la star du tennis russe et Ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Maria Sharapova, a insisté de son côté sur l'espoir en un avenir meilleur.

« Alors que l'anniversaire est plein de tristesse, nous reconnaissons aussi que c'est un moment d'espoir », a dit Maria Sharapova dans un message vidéo. « Nous nous acheminons vers la construction d'un avenir meilleur pour ceux dont la vie a été bouleversée par cette tragédie ».

Maria Sharapova est née en 1987 et sa famille a été déplacée de Gomel, une des zones touchées du Bélarus.

Depuis 2004, l'Administrateur du PNUD remplit les fonctions de Coordonnateur des Nations Unies pour la coopération internationale pour Tchernobyl et aide les populations et les autorités à améliorer l'équipement local, l'accès à l'eau, les soins de santé et les technologies de l'information.


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