Moyen-Orient : Ban Ki-moon appelle à l’arrêt de l’usage de la force

Ban Ki-moon.

21 février 2011 – Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réitéré ce week-end son appel à ne pas utiliser la force contre les manifestants et à respecter les libertés fondamentales.

Le Chef de l’ONU a souligné qu’il « suivait de près le développement de la situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient notamment à Bahreïn, en Libye, au Yémen et dans d’autres pays et reste très préoccupé par les informations signalant une escalade de la violence et une effusion de sang », a fait savoir dimanche soir son porte-parole dans un communiqué de presse.

Ban Ki-moon a de nouveau appelé toutes les parties « faire preuve de retenue » et à entamer « un dialogue à grande échelle et de véritables réformes politiques et sociales ».

Le Secrétaire général est en contact permanent avec les dirigeants de la région afin de les encourager « à écouter les aspirations de leur peuple et à répondre à ses demandes légitimes », a précisé son porte-parole.

Ban Ki-moon a de nouveau appelé au respect « de la liberté de la presse et à la continuité des services de communication ».

Sur la situation à Bahreïn, le Secrétaire général s’est entretenu avec le Roi Hamad bin Isa Khalifa afin d’exprimer son inquiétude et d’appeler son gouvernement à « exercer une retenue maximale pour calmer cette situation volatile ». Il a salué la décision du Roi d’ouvrir un dialogue. Pour le Chef de l’ONU, ce dialogue doit se faire « à grande échelle » et « être ouvert aux partis d’opposition, à la société civile et aux groupes de femmes ».

Ban Ki-moon a aussi pu parler avec les dirigeants égyptiens. Il s’est entretenu lundi matin avec le dirigeant libyen, le Colonel Mouammar Kadhafi. Il a exprimé « sa profonde inquiétude sur l’escalade de la violence » en Libye, a fait savoir lundi son porte-parole dans un communiqué. Le Chef de l’ONU a réitéré son appel « au respect des libertés et des droits humains notamment le droit au rassemblement pacifique et à l’information ».

Se basant sur des informations faisant état de tirs sur les manifestants libyens depuis des hélicoptères et des avions des forces armées, Ban Ki-moon a estimé « que de telles attaques, si elles étaient confirmées, constitueraient de graves violations du droit international humanitaire », a déclaré son porte-parole dans un communiqué publié lundi en fin de journée.

Ces derniers jours, Ban Ki-moon a discuté avec le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi qu’avec la Secrétaire d’Etat américaine.


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