Elections en RCA : l'ONU réclame la transparence sur d'éventuelles irrégularités

Activité commerciale à Bangui, en République centrafricaine. Photo: hdptcar

8 février 2011 – L'ONU n'a pas eu de rôle d'observation lors des récentes élections en République centrafricaine mais continue de suivre de près le processus, via son Bureau intégré pour la consolidation de la paix dans ce pays (BINUCA) qui a coordonné le soutien de la communauté internationale à la Commission électorale centrafricaine, a déclaré mardi le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU.

Le 23 janvier, les Centrafricains étaient appelés aux urnes pour des élections présidentielles et législatives, initialement prévues en avril 2009, mais reporté à deux reprises en raison de l'instabilité politique.

Présenté comme l'aboutissement du dialogue national amorcé en 2008 entre pouvoir, opposition et groupes rebelles, ce scrutin a vu la victoire de François Bozizé, au pouvoir depuis 2003, dès le premier tour, avec 66,08% des suffrages exprimés, selon les résultats annoncés par la Commission électorale indépendante mais non confirmés par la Cour constitutionnelle.

L'opposition a contesté ces résultats et dénoncé des fraudes massives lors du scrutin. Interrogé par un journaliste sur la position de l'ONU quant à ces contestations, Martin Nesirky, le porte-parole de Ban Ki-moon, a indiqué que « depuis l'annonce des résultats provisoires des élections présidentielles, le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays a encouragé les autorités à répondre aux allégations d'irrégularités de manière transparente ».

Il a également invité « les candidats ayant des griefs à suivre les procédures légales établies pour introduire des recours et la Commission électorale indépendante à communiquer sur les décisions concernant les bureaux de vote ». L'ONU a également appelé la Cour constitutionnelle de Centrafrique « à jouer pleinement son rôle, avec impartialité, comme prévu par la Constitution ».

Selon la presse, la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), toujours active dans le nord du pays et qui n'a pas intégré le processus de paix, a d'ores et déjà indiqué que son mouvement allait « reprendre les armes afin de faire rétablir une réelle démocratie en Centrafrique ».


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