Le PNUE et l'ONU-Habitat lancent un projet de transport vert en Afrique de l'Est

19 janvier 2011 – L'ONU-Habitat et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) ont lancé jeudi, simultanément à Nairobi, Kampala et Addis-Abeba, une initiative régionale destinée à promouvoir la mise en place dans les trois capitales, de transports urbains harmonieux avec le développement durable.

Mis en œuvre par l'ONU-Habitat, avec l'appui des gouvernements nationaux et locaux du Kenya, de l'Ouganda et de l'Ethiopie, le projet vise à développer des stratégies destinées à offrir de meilleurs services de transport public. L'objectif est de favoriser les déplacements piétons, cyclistes ou en transport en commun, en améliorant les infrastructures et les réseaux existants, comme les pistes cyclables, les zones piétonnes protégées ou les parcs de stationnement automobiles en périphérie, afin de réduire l'utilisation de la voitures au cœur des agglomérations.

Les trois réunions organisées par le PNUE et l'ONU-Habitat à Nairobi, Kampala et Addis-Abeba ont rassemblé de hauts responsables des gouvernements nationaux et locaux, des représentants du secteur des transports en commun, des membres d'institutions spécialisées dans le développement durable, des chercheurs ou universitaires, ainsi que des représentants d'agence onusiennes.

Dans son allocution à la réunion de Nairobi, le Directeur de l'ONU-Habitat, Joan Clos, s'est félicité du lancement de cette nouvelle initiative, soulignant que la mobilité urbaine durable était « essentielle pour le succès et le développement des villes ».

« En plus de son importance comme service public offert pour le transport des personnes et des biens, les infrastructures de transport et le secteur des services lui-même sont un important générateur de richesses et d'emplois », a-t-il estimé. « La mobilité des personnes ne relève pas seulement de la conception de systèmes de transport en commun, car elle affecte directement la conception et l'aménagement des villes. Par conséquent, nous devons passer d'une conception d'offre de transport, à une conception de gestion de la mobilité », a-t-il ajouté.

« Si nous voulons lutter contre le problème mondial de la hausse des émissions de dioxyde de carbone et du changement climatique, nous devons inclure le secteur du transport urbain dans nos réponses, surtout si l'on pense au défi que représente le développement de la motorisation dans les villes en croissance rapide du Sud », a souligné de son côté, Peerke de Bakker, le Représentant le PNUE à la Caisse du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), qui finance en partie le projet.

« Nous devons soutenir les gouvernements nationaux et locaux pour les aider à fournir des solutions de mobilité attrayantes, qui présentent de faibles émissions de carbone et représentent donc des alternatives aux stratégies de transport classiques fondées sur l'automobile et l'énergie fossile », a-t-il ajouté.


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