Neige en Europe : les villes doivent être mieux préparées, selon l'ONU

Margareta Wahlström.

13 décembre 2010 – La récente vague de froid et les chutes de neige qui ont immobilisé plusieurs grandes villes d’Europe montrent que le monde est insuffisamment préparé pour faire face à des épisodes climatiques moins prévisibles et plus extrêmes, a souligné lundi l’organe de l’ONU chargé de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (ONUSIPC).

Dans certaines régions de France et Grande-Bretagne, les fortes chutes de neige de la semaine dernière ont bloqué pendant plusieurs heures, dans leurs véhicules, des dizaines de milliers de personnes. Insuffisamment anticipées, ces précipitations -de 10 à 20 cm - ont également ralenti les activités dans de nombreux aéroports, comme ceux de Genève, Paris, Londres ou Berlin. Dans toute l’Europe, des milliers de foyers ont aussi connu des coupures d'électricité à répétition.

« Les services météorologiques nationaux d’Europe ont bien émis des avertissements, mais la préparation va au-delà des prévisions. Un système d’alerte précoce complet et efficace exige également de comprendre et anticiper les risques potentiels qui existent, afin d'être en mesure d'y répondre de manière appropriée », indique dans un communiqué la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention des risques de catastrophe, Margareta Wahlström.

Elle rappelle notamment les quatre éléments des systèmes efficaces d’alerte précoce : la compréhension des risques potentiels, l'existence d'un bon système de prévision, le maintien en état des voies de communication et une capacité suffisante pour répondre aux situations.

Elle souligne également que les avertissements émis par les bureaux météorologiques locaux viennent seulement compléter une stratégie locale de préparation aux catastrophes. Plus important pour sauver des vies et des biens, selon elle, la nécessité d'une meilleure compréhension des vulnérabilités des citoyens.

« Nous encourageons les autorités locales à identifier et reconnaître les risques propres à leur communauté », demande par conséquent Margareta Wahlström, qui se réfère aussi à la campagne lancée en mai dernier par l'ONUSPIC - « Rendre nos villes résilientes »- qui a reçu jusqu'à présent l'appui de plus de 150 villes de la planète.

« Les gouvernements locaux sont en première ligne en cas de catastrophe ils doivent établir des budgets, définir les rôles et les responsabilités des agents et services, mener les évaluations des risques », ajoute-t-elle.

En mai prochain, l'ONUSPIC organise une conférence internationale à Genève, en Suisse, au cours de laquelle l''accent sera mis sur la nécessité d''augmenter les investissements publics afin de renforcer la résilience des villes aux catastrophes naturelles ou d'origine humaine.


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