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Climat : les ampoules écologiques, un outil essentiel

Les glaciers fondent en raison du changement climatique.

1 décembre 2010 – Alors que 8% des émissions mondiale de gaz à effet de serre sont liées à l'éclairage, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et le Fonds mondial pour l'environnement (FEM) soulignent que le recours plus systématique aux ampoules écologiques dans une centaine de pays permettrait d'économiser des milliards de dollars et équivaudrait à retirer des routes de la planète des dizaines de millions de voiture.

Dans une étude rendue publique mercredi, en marge du Sommet de Cancun sur le réchauffement climatique, le PNUE et le FEM donnent quelques exemples concrets des économies colossales que de nombreux pays pourraient faire, tout en participant activement à la réduction des émissions de gaz à effets de serre.

Contrairement aux anciennes ampoules à incandescence qui produisent 95% de chaleur et seulement 5% de lumière, les ampoules écologiques ou ampoule fluo-compacte (FLC) produisent en effet une quantité équivalente de lumière, en consommant 75% d'énergie en moins. Leur durée de vie est également jusqu'à dix fois supérieure aux ampoules classiques à incandescence.

Selon le PNUE et le FEM, l'usage répandu des FLC en Indonésie pourrait ainsi permettre au pays d'économiser 1 milliard de dollars par an et de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de huit millions de tonnes de CO2 par an, l'équivalent des rejets de deux millions de voitures.

Pour l'Afrique du Sud, l'économie se chiffre à 280 millions de dollars par an. Au Mexique, où un plan national va bientôt être lancé, 900 millions de dollars pourront être sauvé et le pays réduira ses émission de 5 millions de tonnes par an, rendant inutile l'utilisation de trois centrales électrique au charbon.

Au Brésil, où une loi entrera en vigueur d'ici à 2012, ce sont près de 2 milliards de dollars qui seront économisé et 4 millions de tonnes de CO2 en moins qui seront relâchés dans l'atmosphère chaque année, l'équivalent des émissions de 1 million de voitures.

Pour un pays comme l'Ukraine, les économies de coûts pourraient dépasser les 200 millions de dollars par an, avec des réductions de gaz à effet de serre de 2 millions de tonnes de CO2 par an.

« En réalité, les avantages économiques réels pourraient être encore plus élevés. En Indonésie par exemple, une transition vers des éclairages économiques et efficaces permettrait d'éviter de construire 3 à 4 centrales au charbon, dont le coût est évalué à 2,5 milliards de dollars », a souligné le Directeur du PNUE, Achim Steiner.

« Ces calculs ne comprennent pas l'ensemble des économies qui peuvent être réalisées dans l'environnement ou la santé, ni les bénéfices du passage à des « économies verte » dans certains pays qui renoncent, par exemple, aux combustibles fossiles comme le kérosène, ou réduisent leurs émissions provenant de sources telles que les centrales électriques à combustible fossile. D'autant qu'on estime que 1,8 millions de décès sont dus chaque année à la pollution intérieures et 800.000 à la pollution extérieur. Là encore, un éclairage plus écologique, plus efficace a un véritable rôle à jouer », a-t-il ajouté.

De son côté, la Présidente du Fonds mondial pour l'environnement (FEM), Monique Barbut, a souligné que « pendant les deux dernières décennies, le FEM avait soutenus les efforts des sociétés privées pour développer le marché des éclairages efficace, dans les pays en développement ».

Elle a également indiqué que l'étude présentée mercredi à Cancun était le fruit d'une initiative baptisée « En.lighten », financée par le FEM, en partenariat avec le PNUE et les fabricants d'éclairage Osram et Philips, et destinée « à accélérer la transformation du marché des technologies d'éclairage efficaces à l'échelle mondiale ». « Grâce à cette initiative, nous espérons établir un partenariat solide avec le secteur privé, pour encourager l'innovation et pour aider ceux qui ont besoin de notre aide à bâtir un avenir meilleur pour les générations actuelles et futures », a-t-elle encore expliqué.

Les évaluations du PNUE et du FEM montrent encore qu'en Afrique, un pays comme le Nigeria pourrait réduire sa consommation d'électricité de plus de 15% en développant l'usage des ampoules écologiques, tout en réduisant les émissions de CO2 provenant des carburants fossiles de près de 500%. En Ouzbékistan, les économies de consommation d'électricité pourraient dépasser les 20%, alors qu'elle dépasserait les 10% en Croatie, au Guatemala ou au Yémen.


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